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Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Note de lecture

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Très chers MOOCs ...

Christine Vaufrey
26 juin 2013 , Thot Cursus
Christine Vaufrey
Licence : Licence inconnue -- D.R.

Titre : Très chers MOOCs ...

Lien : http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/20390/%20tres-chers-moocs/

Auteur : Christine Vaufrey.

Date : 26 juin 2013.

     Cet article traite de la mise en place d'un MOOC, du temps de travail que ça occasionne, du coût, mais aussi de l'absence de rémunération du professeur qui le prépare.

     L'auteur nous explique que le coût d'un MOOC varie selon ce qui a été prévu dans un budget. Généralement, le temps de travail fourni par le professeur qui le créé n'est pas compté, car la plupart des MOOCs ont été mis en place par des enseignants volontaires. Cependant, l'auteur estime qu'il arrivera un moment où les enseignants demanderont une rémunération pour le temps passé à mettre en place ces cours en ligne, mais l'absence de modèle économique de rentabilisation des MOOCs risque de poser des problèmes quant à la satisfaction de cette potentielle requête. En effet, le temps dédié à l'adaptation d'un cours en MOOC représente environ une centaine d'heure de travail selon les différentes estimations. Ensuite, vient le temps de l'animation du MOOC, ce qui représente une nouvelle centaine d'heure si le cours dure tout un semestre. Au delà des 200 heures de temps de travail enseignant, l'auteur met l'accent sur le budget nécessaire à l'aspect technique : il faudrait employer du personnel à mi-temps annuel ( ou à temps complet si l'université systématise la création de MOOCs ) pour s'occuper de la coordination, de la production, mais aussi du soutien aux professeurs. Finalement, l'aspect le moins onéreux est l'acquisition du matériel : un poste d'enregistrement de MOOCs n'est pas trop cher, et il n'y a que très peu de frais d'hébergement des cours sur les serveurs.

     Nous pouvons dire que l'auteur de cet article a mis le doigt sur un problème de taille. D'ici peu, les professeurs n'accepteront probablement plus de mettre en place les MOOCs sans la rémunération adéquate. Néanmoins, cette requête risque de ne pas aboutir, car l'auteur souligne le fait que la plupart de l'argent gagné grâce aux MOOCs iront aux plates-formes qui les hébergent. De plus, nous ne sommes même pas sûr qu'une rémunération des professeurs ait été pensée au préalable.

     Finalement, l'auteur estime que la systématisation des MOOCs n'est pas nécessaire et que l'on pourrait se contenter d'alternatives moins onéreuses et surtout moins chronophages, comme l'utilisation de plates-formes existantes ( comme Moodle ), le remplacement des vidéos par des ressources libres ( ou pré-existantes ), ou encore par la possibilité de laisser l'animation des MOOCs à leurs utilisateurs.