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Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Note de lecture

Références du document annoté

Expression démocratique ou tyrannie de l'opinion

Ely Harel
Neveux, J. (2013). Commentaires sur le net: expression démocratique ou tyrannie de l'opinion? . En ligne : http://www.huffingtonpost.fr , consulté le 14/10/2013.
Huffington Post
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Fiche de lecture

Neveux, J. (2013). Commentaires sur le net: expression démocratique ou tyrannie de l'opinion? . En ligne : http://www.huffingtonpost.fr , consulté le 14/10/2013.

Maître de conférences en linguistique anglaise à la Sorbonne et professeur de littérature à l'ENS, Julie Neveux remet en cause dans cet article un fait sociétal que nous connaissons bien.

Le site Huffington Post, pour lequel Neveux écrit, est un journal d'information américain alimenté à la fois par des sources externes et par des collaborateurs. En France, le Huffington Post est partenaire du journal Le Monde.

Il est à noter que cet article, loin de s'appuyer sur des sources vérifiables, n'exprime que l'avis de son auteur, dont ses représentations au théâtre ont été discutées sur la toile.

Notre intérêt pour cette chronique va vers l'idée qu'un commentaire puisse avoir une influence directe sur l'économie du marché.

En effet, et selon son auteur, les commentaires favorisent les consommateurs, qui expriment leur opinions sur des produits dont la publicité vante les mérites.

Neveux attire toutefois notre attention sur un point essentiel : le consommateur se manifestera davantage pour exprimer son mécontentement que pour remercier ou faire l'éloge d'un bien/service acheté.

Parallèlement un consommateur potentiel, à la recherche d'avis sur le net, gardera en mémoire la critique négative à la succession de commentaires positifs, et ce même si nous avons confiance en la majorité des opinions. Neveux parle de « majorité représentative ».

L'avenir d'un produit de consommation serait alors entre les mains de l'internaute.

Pour contrer ce phénomène, un nouveau marché se met semble-t-il en place : certaines sociétés rétribueraient des individus pour publier de faux commentaires, élogieux.

Si l'on s'éloigne quelque peu de cette idée du commentaire comme publicité (bonne ou mauvaise) des marques, cet article place également le comm comme une preuve de lecture, et même de notre existence : plus nous sommes commentés, plus nous existons aux yeux du monde.

Neveux parle d'un système pervers, que l'on redoute autant que l'on en a besoin et sujet à la dépendance.

Finalement, l'auteur s'interroge sur ce nouveau système de communication : est-ce une pratique démocratique ou une tyrannie de l'opinion exprimée ?

De notre opinion, Neveux vise juste en évoquant une majorité représentative, et l'aptitude du consommateur à garder une trace mnésique des avis négatifs.

Toutefois, et malgré la récence de son billet, l'auteur semble penser que ce dictât du consommateur est à sens unique.

A l'heure où des métiers comme le community management (gestion d'une marque et de ses consommateurs par le biais du web 2.0 ) sont en évolution constante, il serait bien mal aisé d'affirmer que les entreprises subissent la vague de commentaires venant d'internautes. Chacune des parties en joue et en tire un avantage.

Bien que prometteur et soulevant plusieurs idées qui ne manqueront pas de servir notre dossier, il est à regretter que l'auteur reste en surface, sans réellement répondre aux questions qu'elle soulève.