Chargement en cours

Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Note de lecture

Références du document annoté

Taking a Chance on Love, and Algorithms

Jenna Wortham

L'auteure de cet article nous fait part ici d'une expérience vécue. Elle a reçu une invitation, présentée comme inoffensive, de la part du site Yoke.me, un nouveau site de rencontre en ligne.

Tout d'abord ce site lui a suggéré de lui faire rencontrer quelqu'un avec qui elle a des amis en commun. En effet ce site de base sur les données de Facebook comme le lieu de résidence, les intérêts, etc., et mutualise les données afin de créer un match.

Jenna Wortham décrit la stratégie comme ingénieuse, expliquant que tout le monde sur Facebook a consulté au moins une fois le profil d'un ami pour aller voir les albums photo et ainsi découvrir de nouvelles têtes, que l'on trouve attirantes. Ce principe permettrait de mettre en confiance les gens inscrits sur le site, qui ne font pas face à des inconnus puisqu'ils ont au moins un ami commun.

Mais l'idée peut apparaître comme dérangeante et souvent erronée car nos "amis" sur Facebook ne sont pas forcément des amis dans la vraie vie, on ajoute tous dans nos contacts des personnes qu'on a jamais rencontré. Aussi le fait de "liker" une page sur Facebook n'est pas révélateur d'atomes crochus dans le cadre d'une rencontre amoureuse.

Un ami de l'auteure explique que le site Yoke.me lui a suggéré de rencontrer une personne sur le simple fait qu'ils avaient la même date d'anniversaire, ou qu'ils aimaient le même site de vente en ligne. Ici la comptabilité de personnalité n'entre absolument pas en compte, il s'agit de data pure et dure.

Ce genre de sites est plus récurrent qu'on le pense, en fait beaucoup de sites se basant sur les algorithmes font la même chose (exemples : Harmony ou OKCupid).

Eli Finkel, un professeur de psychologie et de sociologie interviewé affirme que la rencontre via un outil technologique n'est pas et ne sera jamais un moyen fiable pour trouver une personne compatible et qu'au final, le seul algorithme capable de définir si une rencontre sera bonne ou non reste le cerveau humain.