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Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Note de lecture

Références du document annoté

Le "droit à l'oubli numérique" inquiète les historiens

Publié le 03.10.2013 et mis à jour le 06.08.2014

Fabienne Dumontet
lemonde.fr

Il faut comprendre qu’à la base la polémique qui touche la notion de « droit à l’oubli » est alimentée par les interprétations divergentes.


Les archivistes craignaient d'abord que le droit à l'oubli ne s'exerce sur les archives publiques, créant des trous dans l'état civil ou les dossiers d'organismes sociaux. Mais il n’est en aucun cas question de cela, car le texte stipule que, quand la loi nationale prévoit des exceptions dans l'intérêt de l'Etat, le droit à l'oubli ne peut s'appliquer.


Par ailleurs, l’idée de détruire des données personnelles après le temps de conservation nécessaire à leur utilisation pose problème aux historiens. Car même si il est proposé de conserver plus longtemps les données intéressantes pour la recherche historique ou statistique on ne peux pas dire aujourd'hui quelles archives vont être utiles aux historiens dans plusieurs années puisque nombre de sources historiques ont été utilisées à contre-courant de leur finalité de collecte d'origine.

L'un des points critiques de l'archivage numérique consiste à prévoir des paramétrages complexes ouvrant, à des dates données, la possibilité d'une concertation sur la conservation ou la destruction.

Il est vrai que le numérique offre beaucoup de facilités et d’informations à l'historien mais le droit à l’oubli limite la possibilité de bénéficier de tout cela.

Cependant, il faut garder en tête que la disparition des sources est le lot quotidien de leur discipline, les historiens eux-mêmes le reconnaissent.