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Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Nicolas Batum partage sa soirée avec sa communauté
Nicolas Batum partage sa soirée avec sa communauté

Que disent les sportifs sur les médias sociaux ?

Pauline BALLANDRAS, Alix DE BLANCHARD, Alina TARANIK (M2 Management du sport)
Le Web 2.0 a révolutionné le rapport entre les sportifs et leur communauté. Grâce aux médias sociaux, les athlètes peuvent désormais gérer leur image et leur e-reputation. En effet, les outils prennent une place considérable dans le plan de communication. Alors que disent les sportifs sur les médias sociaux ?
(déposé le 2013-12-12 11:57:38)

Que disent les sportifs sur les médias sociaux?

La montée en puissance du web 2.0 a permis aux sportifs professionnels de comprendre qu’il était désormais possible de gérer son image sans interlocuteur. En effet, à travers ces outils, il est envisageable de réaliser une communication en « one-to-one » avec les fans. Les sponsors ne suffisent plus à la communication, les médias sociaux sont devenus un support considéré comme à part entière, et prennent désormais une place de plus en plus importante dans le plan de communication.

Weinburg définit les médias sociaux comme un partage d’informations, d’expériences et de perspectives sur des sites de communautés.[1] Ces médias font partie du Web 2.0, c’est-à-dire d’un univers technologique où les utilisateurs peuvent interagir, générer et partager du contenu mutlimedia. A contrario, avec le Web 1.0, une personne construit un site internet, l’alimente de contenu et attend que des visiteurs se rendent dessus. Par conséquent, avec le Web 2.0, le monde à drastiquement changé, les médias sociaux apparaissent sous différentes formes tels que les blogs, les forums, les sites de partage de photos, les podcasts ou encore les réseaux sociaux.    

Lors de ce dossier, nous avons souhaité nous centraliser sur les réseaux sociaux, et les contenus publiés par les athlètes. En effet, le sportif amateur a comme approche : la motivation ; tandis que celle du sportif professionnel est l’ e-reputation.

Selon le Mercator Ed 2013, les plateformes de réseaux sociaux se définissent comme “ des applications Internet, généralement sous la forme de sites Web et d’applications mobiles, qui permettent à des individus d’interagir entre eux, d’échanger des messages et des documents (textes, vidéos, photos), de participer à des communautés en ligne plus ou moins informelles et qui intègrent souvent la participation d’entreprises ou de marques.”[2]

Ainsi, les sportifs amateurs et professionnels utilisent les réseaux sociaux, mais la finalité des deux acteurs n’est pas la même. Golfeurs, footballeurs, basketteurs, et la liste est longue des sportifs professionnels ayant compris les enjeux des médias sociaux.

Dans une première partie, nous verrons les différents usages des sportifs professionnels et amateurs sur les réseaux sociaux. Dans une seconde partie, nous observerons les actions réalisées par des sportifs professionnels. Et enfin, nous analyserons les divers contenus.

1.    Les sportifs amateurs et professionnels : une utilisation d’outils similaires pour des finalités différentes

A.    Le sportif amateur : une exposition de ses défis

Serait-ce un effet de mode que d’exposer à ses “amis” ou à ses “followers”, ses différents exploits sportifs ? Aujourd’hui de nombreux sportifs amateurs n’hésitent plus à mettre en ligne le nombre de kilomètres parcourus en un temps déterminé, ou encore des photos d’eux en plein effort sur les différents réseaux sociaux. Avec « 26 millions de pratiquants et 14 millions de licenciés »[3] en France, les marques surfent sur la tendance de la santé.

Le sportif amateur sur les réseaux sociaux

Avec une croissance exponentielle, les réseaux sociaux traditionnels sont utilisés quotidiennement par des millions d’utilisateurs. En France, Facebook compte plus de 26 millions d’utilisateurs, contre 6 millions pour le réseau social Twitter et 3 millions pour Instagram, ce dernier chiffre étant une estimation.[4]

Grâce à un marché en pleine expansion, les créateurs de plate formes communautaires mettent à la disposition des sportifs amateurs, des médias sociaux qui leurs sont spécialement dédiés. Le manque d'interaction des réseaux sociaux traditionnels ont poussé ceux sous forme de thématiques et spécialisés à voir le jour.  Widiwici, “ Je fais du Sport” ou encore “ The Fan Club” sont ouverts aux amateurs de sports souhaitant trouver de la motivation pour faire du sport, ou des partenaires afin d’éviter la solitude de transpirer seul.  [5]

Suite à une étude, «  Seulement 30 % des activités sportives se pratiqueraient dans les clubs et les associations. L'autre moitié relèverait de « l'auto-organisation » »[6], un constat qui donne de nombreuses idées. Ainsi, beaucoup d’entreprises surfent sur la tendance du « Quantified Self » pour proposer des applications afin de fédérer les sportifs amateurs.

Le « Quantified Self » : une nouvelle tendance de « l’auto-mesure de soi »

Aujourd’hui, de nombreuses institutions en commençant par l’Etat influencent à la pratique d’un sport sous forme de messages de prévention. Le mouvement du « Quantified Self » voit alors le jour.

Issue des Etats-Unis en 2007, cette nouvelle évolution consiste « à mieux se connaître en mesurant des données relatives à son corps et ses activités sportives. »[7] Mesurer le nombre de kilomètres parcours en une journée, calculer les calories selon les repas sont aujourd’hui des facultés que les objets connectés peuvent facilement nous révéler. Les applications mobiles étant le moyen le plus simple pour les adeptes de cette tendance. Via un téléchargement, l’utilisateur améliore ses modes de consommation, et sa pratique du sport, et ainsi se fixe de nouveaux objectifs. « Une autre dimension importante est le partage et la valorisation de ces données au sein de communautés en ligne pour se comparer à d'autres, obtenir des conseils, des messages de soutien et d'encouragement. »[8]

Facebook et Twitter étant les principaux systèmes de partages disponibles, les amateurs de ces applications alimentent leurs contenus en affichant leurs résultats. Selon « l’étude Pew Internet conduite aux USA en 2013, plus d’un tiers des utilisateurs d’applications de « self-tracking » en santé partagent leurs données. »[9]

B. Le sportif professionnel : la gestion d’une communauté 

Les sportifs professionnels ont rapidement cerné les enjeux des réseaux sociaux. Selon l’étude de Digidust Metrics, les basketteurs et les footballeurs sont les plus adeptes, et notamment sur Twitter. “Au 18 avril, seinze footballeurs et neuf basketteurs figuraient parmi les cinquante sportifs les plus performants sur les réseaux sociaux. Avec cinq représentants chacun, le rugby, le tennis et le cyclisme suivent de près les deux premiers sports, devant le hand (trois sportifs) et la natation (deux sportifs).[10]

Quel contenu sur quels médias sociaux ?

Selon l’article du 13 novembre 2013 sur les “ cinq bonnes raisons d’arrêter de synchroniser Facebook et Twitter ” [11], les deux outils fonctionnent sur “ deux logiques différentes ”. Par conséquent, ils nécessitent des approches différentes.

Plusieurs raisonnements ressortent de cette étude. Tout d’abord, le nombre de caractères des publications, puisque si un athlète poste son tweet sur Facebook, alors il sera d’un format court, et inversement en faisant apparaître des points de suspension. De plus, elle indique que Twitter vit le jour, et Faceboook la nuit : Twitter, comme Instagram, privilégie l’information à chaud, l’engagement est plus intense, tandis que Facebook favorise l’information à froid. Ensuite, les deux outils ne s’adressent pas à la même cible. Pour finir, la fréquence de publication : Les followers ne se sentiront pas harcelés si un athlète publie dix tweets en une heure, mais les fans les quitteront si ils font la même chose sur leur page Facebook.”

Un dérapage peut coûter cher …

Être utilisateur actif des réseaux sociaux peut-être synonyme de controverses pour les athlètes. Celles-ci ont parfois coûté leur carrière ou, ont influencé leur image. En effet, avec des communautés pouvant atteindre des millions de personnes, le sportif est suivi de très près.

Nous pouvons prendre l’example du “ joueur de rugby du club Racing Métro 92 Sébastien Chabal, qui en 2009, annonce son absence sur le terrain à cause d’une grave blessure avant même que le club le fasse officiellement, ce qui stupéfie les représentants du club.  « Les joueurs peuvent parler de leur vie privée mais ne doivent pas communiquer au nom du club », – commente pour touslesclics.com ” Franck Dipalma, attaché de presse de Racing Métro 92.”[12]

“ En 2012, la triple sauteuse Paraskevi Papachristou avait été exclue des Jeux Olympiques de Londres pour son tweet à caractère raciste: « Avec autant d’Africains en Grèce, au moins les moustiques du Nil occidental mangeront de la nourriture maison », rapportait l’édition France24.”[13]

“ En avril 2013, un scandale a été provoqué par le joueur de football anglais Joey Barton qui a traité un autre joueur – Thiago Silva – de « ladyboy » (transsexuel) via son compte Twitter.”[14]

Afin de limiter ces désastres que les profils peuvent provoqués, les évènements limitent l’accès quant à l’utilisation de réseaux sociaux lors d’un spectacle sportif. Les Jeux Olympiques de Londres marquent un véritable tournant concernant les réseaux sociaux … Et des dérives sont notables. “ Si le règlement du CIO concernant l’utilisation des réseaux sociaux a sans doute fait réfléchir beaucoup d’athlètes avant de tweeter ou de poster des messages sur Facebook, celui-ci n’a tout de même pas été respecté à la lettre”[15] et de nombreux exemples peuvent être notés. A savoir que les Jeux Olympiques de Londres ont récolté plus “ 100 000 photos sur Instagram (plus de 650 000 en lien avec les Jeux), 116 millions de posts sur Facebook, 150 millions de tweets, 393 millions de messages sur Weibo, 12 millions de fans supplémentaires pour les athlètes sur Facebook… Twitter a ainsi battu son record de tweets par minute à l’occasion de la victoire d’Usain Bolt sur 200m : 80 000 tweets par minute évoquaient la performance du Jamaïcain (contre 25 000 TPM pour le record précédent). Un record pulvérisé lors de la cérémonie de clôture par les Spice Girls (116 000 tweets par minute) !” [16]

2.    Sportif professionnel : une invasion sur les réseaux sociaux

Afin d’être le plus pertinent possible, nous nous sommes appuyées sur l’indice de la performance  “Les 50 sportifs français les plus performants sur les Médias Sociaux” en date du 19 novembre 2013 réalisé par Digidust Metrics[17]. Nous avons souhaité observer les profils Facebook, Twitter et Instagram de chacune des personnalités suivantes :

- Florent Malouda                                  - Bafétimbi Gomis

- Gael Monfils                                       - Tony Parker

-  Nicolas Batum                                   - Djibril Cisse

- Joakim Noah                                      - Laure Manaudou

- Louis Saha                                         - Vincent Clerc

- Nicolas Anelka                                   - Sébastien Chabal

- Mamadou Sakho

L’analyse s’est portée principalement sur les mois d’octobre et novembre.

A. Facebook, le média de proximité par excellence

Bafétimbi Gomis

Ce joueur de football de l’Olympique lyonnais a publié cinq posts sur la période observée, nous avons pû remarquer que la majorité d’entre eux sont accompagnés d’une photo.

De plus, le sportif aborde diverses thématiques telles que la victoire de son équipe et remerciements les supporters, sa famille, mais aussi son action caritative, et fait passer des messages de soutient via son mur.

Mamadou Sakho

Recoltant de plus 390 000 “like” sur sa page Facebook. Le joueur formé à Paris (PSG) et évoluant actuellement à Liverpool (Angleterre), justifie l’utilisation des deux langues quasi systématiquement lors d’une publication : le français et l’anglais. Nous avons remarqué que l’athlète utilise une unique langue lorsqu’il vise une cible française ou anglaise. Enfin, le footballeur insère de nombreuses photos sur lesquelles il est présent.

Le sportif évoque son sport, ainsi que tout l’environnement qui l’entoure, sa relation avec les médias, son club et son équipe nationale. Ainsi, il peut exprimer des sentiments personnels lui tenant à coeur, comme la motivation ou encore le patriotisme, l’athlète fait appel à des encouragements de la part des supporters avant un match. Il remercie régulièrement ses fans. Le marqueur du célèbre doublé face à l’Ukraine ne dévoile aucune information concernant sa vie privée. Parfois, le footballeur met des publications à destination commerciales (Nike, ou encore Orange), mais il nous est impossible d’affirmer si ces tweets sont une stratégie de la part du sponsor, ou si c’est fait de façon spontanée.

Le relais de l’information est très bien fait, puisqu’il renvoie couramment ses followers à consulter ses autres comptes sur les réseaux sociaux.

Nicolas Anelka

Le footballeur publie de façon fréquente des contenus via Facebook. Cette activité sur ce réseaux social est due notamment aux “ auto-updates ” et aux comptes rendus des matchs joués.  Compte tenu de sa célébrité planétaire, le footballeur compte un grand nombre de fans internationaux qui font partie intégrante de sa communauté avec près de 1 500 000 “like” sur Facebook et 846 690 followers sur Twitter.

Le contenu de ses publications recueillent beaucoup de commentaires d’encouragement. L’athlète met en ligne (majoritairement accompagné de photo) sa vie privée et notamment ses loisirs, mais aussi sa vie professionnelle, avec les matchs, il partage ses émotions avec ses fans. Il paraîtrait que les opérations commerciales des sponsors ne sont pas menées via son compte Facebook (ni via un autre réseau social).

Gael Monfils

Une fan page est spécialement dédiée au tennisman, seulement aucun logo ne peut nous affirmer avec certitude qu’elle est officielle. Avec plus de 200 000 fans, celle-ci est spécialement dédiée à la promotion d’évènement. Les publications postées ne sont pas réalisées de façon fréquentes.

Le “je” est le pronom utilisé lors des posts. De plus, l’athlète ne poste aucun contenu concernant sa vie personnelle, et sa vie professionnelle. Nous pouvons remarquer que seulement des participations à des évènements sont mises en ligne. 

Sebastien Chabal

Tout comme Gael Monfils, le rugbyman n’a pas le logo affirmant que la “ Fan Page “ est un compte officiel sur Facebook. Elle comptabilise un total de 269 000 “j’aime”.

Concernant, le contenu, le célèbre rugbyman n’hésite pas à faire la promotion de ses derniers sponsors. Pendant de nombreux mois, aucune publication n’a été mise en ligne. De plus, l’athlète fait la promotion des dernières évènements où il était présent, et des vidéos de ses dernières interviews. Nous pouvons remarquer que Sébestien Chabal postait des publications plus régulièrement lors de l’année 2012.

Laure Manoudou

Le réseau social fait apparaître des articles de presse où elle figure en page de couverture. Ce magasine concerne les piscines mais l’article lui étant dédié est destinée à sa nouvelle vie.

L’ancienne nageuse a aussi posté une photo personnelle faisant mention de son frère, célèbre dans le monde de la natation. Elle fait référence aussi à des spectacles auxquels elle assiste.

Avec plus de 73 000 fans, la nouvelle maman ne poste pas des statuts quotidiennement, mais lorsqu’elle agit sur le réseau social, elle est très pertinente dans ses sujets qui sont toujours en rapport avec sa nouvelle vie, et son passé de nageuse de haut niveau.

Kevin Seraphin 

La fan page lui étant dédiée compte un peu moins de 70 000 fans. Nous pouvons constater que le basketteur n’hésite pas à mettre des photos personnelles, mais aussi en rapport avec son sport. La majorité des ses posts font apparaître des moments de sa vie privée, il fait partager à sa communauté beaucoup d’instants personnels. On remarque également que Kevin Seraphin met en ligne énormément de vidéos de ses amis ou des performances dans le basket.

La langue utilisée est très largement l’anglais. Le basketteur pose auprès de personnalités reconnues dans le monde de la musique et notamment “La Fouine”. Pour finir, nous pouvons voir qu’un lien Twitter est largement visible.

Les posts mis en ligne  son “mur” sont souvent illustrés par une photo ou une vidéo.

Nicolas Batum

Avec 183 348 fans à son actif sur Facebook, Nicolas Batum, joueur français de basket mais qui évolue également en NBA à Portland, écrit systématiquement en anglais suivi de la traduction française.

Ses publications sont principalement des photos accompagnées d’une légende. On y voit plusieurs types de contenus. Tout d’abord, sa vie privée, ses publications sur ses instants personnels ont tous un rapport avec le monde du basket, notamment, les activités avant ou après un match.

Nicolas Batum partage sa soirée avec sa communauté

Nicolas Batum partage sa soirée avec sa communauté

Capture d'écran
Nicolas Batum
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Ensuite, les contenus concernent son équipe et plus particulièrement des photos de remerciements à destination de sa communauté pour leurs encouragements. Le natif de Caen publie aussi ses entraînements et des photos réalisées par des photographes. Ce dernier type de partage est relatif à des photos de lui seul, ou avec son équipe, pour faire part d’un événement important tel que « aujourd’hui c’est jour de match »

Il soutient également d’autres sports. En effet, il a tenu à féliciter l’Equipe de France de football pour sa victoire qui lui a permis d’accéder à la Coupe du Monde, ou encore, en encourageant le XV de France de rugby face aux All Blacks. Via ces messages, le sportif poste sur la toile une photo de lui vêtu d’un maillot de l’Equipe de France de rugby offert par Adidas, qu’il remercie dans son message.

Enfin, il tient à faire partager à sa communauté des exclusivités.  En effet, il n’hésite pas à faire participer ses fans en leur demandant leur avis, ce fut le cas pour son nouveau logo. De plus, il les informe de sa présence lors d’émissions, ou d’interviews presse. Enfin, il échange avec eux en pronostiquant la saison prochaine, et en leur demandant les leurs.

Joakim Noah  

Nous pouvons remarquer que ses deux dernières publications sont datées de début septembre et du mois de mars. Bien qu’il ne soit pas très actif, sa communauté est large puisqu’elle compte plus de  357 000 fans. Etant joueur de basket en NBA avec les Chicago Bulls il écrit principalement en anglais. Ses publications en français sont très rares, et sont seulement destinées à son public français, c’est le cas lorsqu’il annonce un chat vidéo Live avec la marque Orange.

De plus, il soutient des associations au Cameroun, mais également des musiciens. Ses aides postées sur le réseau social sont largement joint d’une photo de lui accompagnée d’enfants par exemple.

Des contenus publicitaires sont visibles : en effet, il fait partager son nouveau partenariat avec la marque Wilson, informe des interviews pour ESPN, ou encore pour American Airlines. Il fait également part des ventes aux enchères de ses maillots, ou encore des vidéos réalisées par Le Coq Sportif où l’athlète apparaît.

Malgré le faible contenu, nous pouvons affirmer que les publications sont influentes puisqu’elles sont largement commentées et « likées » par sa communauté.

Tony Parker

Avec une très large communauté sur ce réseau de 1 372 372 fans, nous remarquons qu’il poste ses publications en français et en anglais. L’utilisation de ces deux langues se justifie par le fait qu’il évolue en NBA aux Spurs de San Antonio.

Il publie de façon régulière certaines informations, comme son Live Tweet avec les fans de Renault Argentine, ou encore en amont de ses émissions du Tony Parker Show sur RMC. Il partage également des annonces en rapport avec des jeux concours le concernant, notamment avec la marque Betclic « un weekend chez Tony Parker ».

De plus, il mentionne des marques comme Tissot, en postant une photo avant le shoot officiel, ou encore sa league, la NBA, en saluant l’augmentation de sa communauté sur Facebook.

Comme de nombreux athlètes, il soutient d’autres sports, joueurs ou artistes : ses soutiens se portent auprès de l’équipe de France de football, à Thierry Henry lors d’un match, ou à des artistes musicaux.

Enfin, il publie également des informations personnelles, ça a été le cas lors de son annonce du sexe de son prochain enfant. Aussi, il divulgue des photos de sa soirée le jour d’Halloween, ou d’événements, auxquelles il participe de façon privé (Comic Con pour aller voir les acteurs de The Walking Dead).

Tony Parker annonce l'arrivée de son bébé

Tony Parker annonce l'arrivée de son bébé

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Tony Parker
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Vincent Clerc

Sa communauté s’élève à 48 267 fans. Nous pouvons constater que sa fréquence de publication est très faible, puisque trois publications ont été posté lors du dernier mois. Si nous remontons un peu dans le temps, nous trouvons des publications d’articles où l’athlète apparaît. Aussi, il propose à ses fans des jeux concours afin de gagner des lots, il offre des conseils sur les bonnes adresses, et les endroits “tendances” à Toulouse.

Concernant sa vie personnelle, il ne publie des informations qu’en rapport avec sa santé lié au rugby. Suite à une blessure, il rassure ses fans sur son opération et sa rééducation et les remercie pour tous leurs messages de soutien.

Des informations personnelles sur sa santé

Des informations personnelles sur sa santé

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Vincent Clerc
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B. Twitter : l’outil favori des athlètes

Bafétimbi Gomis 

Le joueur de football français compte plus de 156 000 followers, et il publie entre un et quatre tweets quotidiennement, pas un jour ne passe sans un tweet. 

L’ancien stéphanois communique énormément avec ses followers, et il entretient avec certains d’entre eux de réelles conversations, il fait son maximum pour apporter une réponse à tout le monde, jusqu’à retwetter (RT) les gens qui le demandent.

Les thématiques de ses publications sont le football avec plus de la moitié des tweets consacrés à cela. Il exprime ses encouragements, ses émotions avant et après les matchs, ses déplacements, ou encore ses entraînements, etc.). Ensuite, il communique sur sa famille en postant des publications photo avec son frère, mais aussi son père, et plus largement il rend hommage à son pays d’origine. Il figure sur son mur des posts publicitaires (PokersStars, Puma, Orange, Electronic Arts, etc.), mais aussi des actions sociétales telles que sa rencontre avec l’équipe lyonnaise U14, et l’atelier d’écriture avec les jeunes de l’OL. De plus, il retweet des publications lui rendant un hommage, et ses passages dans les médias. Enfin, il n’hésite pas à exprimer ses opinions concernant les nouvelles lois et notamment le sujet de la taxe à 75%. Tous ces contenus sont humanisés et vifs.

Djibril Cissé

Ce joueur de football a publié 12 tweets durant la période observée. Les thématiques sont généralement les instants de sa vie et le football. De plus, nous retrouvons quelques évocations publicitaires pour sa marque de vêtement MrLenoirParis, mais aucune publicité des sponsors n’est visible. Sa vie privée est évoquée seulement pour mettre fin à des rumeurs.

Le joueur de football ne réalise que très peu de conversations. Comme de nombreux athlètes évoluant à l’international, il poste des tweets en français et anglais. Pour rappel, il a commencé en France, ensuite en Angleterre, en Grèce, et joue aujourd’hui sous les couleurs russes.

Louis Saha

En août 2013, Louis Saha tire sa révérence dans le monde de la compétition, et c’est pour cela que désormais, il publie des photos de son séjour en pleine nature, de son jogging avec sa fille. De plus, il tient les followers informés de ses déplacements (Singapour, Londres pour les raisons de passages télévisés. Parfois, il partage ses pensées philosophiques, ses « epic fails ».

L’ancien joueur continue à publier assez régulièrement, cinq, six commentaires à chaque tweet, allant jusqu’aux trente retweets sur chaque post. Nous n’avons pas remarqué d’actions de communication à des fins commerciales à travers ce compte. De temps en temps, l’athlète fait de l’ “autopromotion” sur son futur passage à la télévision ou encore sur sa participation dans la vie des associations.

Florent Malouda

Très actif sur Twitter, nous avons remarqué que la majorité du contenu publié est composée des retweets de ses fans. Le joueur de football est extrêmement attentif à sa communauté en partageant les photos-dédicaces, les photos de lui et ses fans, les photos des supporters dans le cadre de « Malouda’s soldiers ». Cette campagne web consiste à partager des photos des fans venant du monde entier en imitant le geste mythique du joueur. En l’espace d’un mois, le footballeur  a retwitté plus de trente tweets de ses fans.

Nous voyons que Malouda est très proche de ses supporters. C’est le cas d’Audrey, supportrice invétérée du footballeur, le joueur la retweet régulièrement. Il retweet aussi des posts à caractère politique (six) et religieux (un). En outre, il réalise des retweets de quelques associations caritatives. Nous pouvons nous apercevoir qu’il communique des éléments concernant le football, avec un commentaire après le match, quatre retweets de ses photos lors de matchs, un encouragement de tout le monde avant un match d’Europaleague, un déplacement vers Ankara.

De plus, il réalise des retweets de concerts de ses artistes préférés, mais aussi d’une soirée avec son ancienne équipe de Chelsea accompagné d’une photo en costume avec ses camarades de l’équipe Trabzonspor. Parfois, il retweet des publications à la demande de ses amis, c’est le cas lors de la promotion d’un livre, ou encore lors d’un défi : attirer 500 followers en 1 journée.

Gael Monfils

Avec près de 17 tweets en un mois, nous pouvons constater que le tennisman n’hésite pas à échanger avec des personnalités audiovisuelles connues et notamment Cyril Hanouna, en réalisant des défis entre eux. De plus, nous pouvons remarquer que des articles sont postés sur ses différents articles le concernant sur la presse.

Des posts sont en français mais nous pouvons voir que l’anglais est aussi utilisé. Il affiche des photos personnelles comme sa coupe de cheveux et un entraînement. Il a plus de 335 000 abonnés et 66 abonnements, et depuis la création de son twitter en mars 2011, l’athlète a posté plus de 3 800 tweets.

Gael Monfils dit au revoir à son ancienne coiffure

Gael Monfils dit au revoir à son ancienne coiffure

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Gael Monfils
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Concernant son échange avec ses fans, il a mis en place un jeu concours sur facebook afin de gagner sa tenue, nous pouvons donc confirmer que Twitter lui sert de relais de communication de façon importante.

Sébastien Chabal

Avec près de 200 000 abonnés et 34 abonnements, le célèbre rugbyman a posté plus de 2 200 tweets et plus d’une dizaine postés entre le 15 octobre et le 15 novembre. Il encourage, donne des conseils, et félicite l’équipe de France de rugby. L’athlète fait aussi figurer des photos de ses goûts gustatifs, et en fait la promotion. De plus, l’athlète s’ouvre sur d’autres sports en encourageant ses confrères comme les basketteurs.

Sébastien Chabal n’est pas très proche de ses fans, puisqu’il se concentre plus sur les promotions et son équipe de rugby.

Laure Manaudou

Nous pouvons voir que c’est la page officielle via le logo. L’ancienne nageuse compte plus de 110 000 abonnées et 300 abonnements, avec un nombre de tweet dépassant les 2 300, nous pouvons voir qu’elle retweet de façon régulière des citations, mais aussi des articles de presse concernant son frère, ou sa “nouvelle vie”. 

Laura Manaudou expose son article de presse sur Twitter

Laura Manaudou expose son article de presse sur Twitter

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Laura Manaudou
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De plus, Twitter lui sert de relais à son compte Instagram. Elle fait participer ses fans à la sélection des photos.

L’ex nageuse remercie sa communauté, notamment lors de son anniversaire où elle poste une photo personnelle du lieu auquel elle se trouve à cette date. De plus, elle fait de légères promotions pour des articles, mais aussi des artistes.

Kevin Seraphin

Comme sur le réseau social Facebook, Kevin Seraphin poste ses publications en anglais. Nous pouvons constater que le basketteur est très actif sur Twitter et n’hésite pas à poster de nombreuses publications de façon quotidienne.

Concernant le contenu, le basketteur met en ligne sa vie personnelle. En effet, nous pouvons voir une vidéo de son animal de compagnie.

De plus, il encourage des équipes de PRO A telle que Cholet. Nous pouvons nous apercevoir que Twitter est un relais à son compte Instagram, et Vine. Il réalise quelques retweets, tous ceux-ci ont comme sujet le basketteur, ou des artistes musicaux comme La Fouine, avec qui il a une réelle relation d’amitié. L’athlète poste majoritairement des vidéos.

Nicolas Batum

Sur ce réseau il cumule un total de 182 408 followers et publie de nombreux tweets par jour.

Etant originaire de Lisieux, il publie beaucoup de contenus sur son ancien club français, Caen Basket Calvados. Il commente les résultats, retweet les affiches des matchs, des informations par le club ou par des fans ; il montre très clairement son soutien au club.

Une promotion de son ancien club

Une promotion de son ancien club

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Nicolas Batum
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Ses tweets de soutien ne s’arrêtent pas là. Nous trouvons des tweets de soutien au PSG, aux équipes de France de foot et de rugby mais aussi à des musiciens, à des appels aux dons ou projets et à sa famille.

Sur Twitter, nous remarquons une plus grande interaction avec ses fans, il retweet énormément et leur répond de façon plus individuelle que sur Facebook.

Une seule publication que nous pourrions penser sponsorisée en un  mois, une vidéo de présentation du nouveau maillot du XV de France d’Adidas, ainsi qu’une photo de lui, remerciant la marque pour ce maillot floqué à son nom.

Un encouragement au XV de France qui permet de remercier Adidas

Un encouragement au XV de France qui permet de remercier Adidas

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Nicolas Batum
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Joakim Noah

Le nombre de fans sur Twitter est de plus de 315 000 followers, il est comparable à celui de Facebook. Il est plus actif sur ce réseau social avec 10 publications lors du dernier mois.

Les tweets concernent son équipe de basket, aussi, il souhaite les anniversaires ou encore ses émotions personnelles. Cependant, la majorité de ses tweets sont des citations.

Joakim Noah tweet majoritairement des citations

Joakim Noah tweet majoritairement des citations

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Joakim Noah
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Tony Parker

Sur ce réseau, près de 830 000 personnes suivent le célèbre basketteur. Le contenu diffusé est similaire à celui de Facebook. Par conséquent, nous retrouvons des tweets de promotion sur son émission sur RMC, un soutien au football, il partage des musiques ou encore l’annonce de son bébé…

Limité à 140 caractères, le basketteur renvoie sa communauté sur sa page Facebook, puisque celui permet des amples informations. 

Rendez-vous annoncer pour son émission

Rendez-vous annoncer pour son émission

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Tony Parker
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Vincent Clerc

Avec presque 105 000 followers, Vincent Clerc est plus actif sur ce réseau que celui vu précédemment. Nous retrouvons des posts sur ses entraînements, sur son équipe et ses co-équipiers. Il évoque aussi d’autres sports, en soutenant notamment, l’Equipe de France de football lors du match France – Ukraine.

Des tweets sur sa vie privée sont visibles mais ils ont, une majorité du temps, un lien avec le sport. Nous pouvons voir que lui et ses coéquipiers du Stade Toulousain se sont rendus à un voyage à Miami. Le rugbyman a posté des photos d’eux lorsqu’ils sont allés supporter le Miami Heat, club de NBA, lors d’un match.

Enfin, il retweet énormement les publications de sa communauté lorsque ceux-ci leurs demandent, qu’ils aient comme sujet une cause, un soutien à un autre joueur du club, ou juste un fan. 

Vincent Clerc retweet les publications de sa communauté

Vincent Clerc retweet les publications de sa communauté

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Vincent Clerc
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C. Instagram : “ Le poids des photos ”

Bafétimbi Gomis

Très actif sur Instagram, le joueur y met souvent les photos qui n’apparaissent pas sur son Twitter ni Facebook. 

-  Les thématiques qu’il évoque: moins le football, mais plus de publicité sous forme de « j’ai visité un salon... » ou « je pratique le yoga avec Puma », mode, rencontres (amis, co-équipiers), famille;

- près de 25 photos publiées en 1 mois;

- parle d’un ton décontracté, utilise beaucoup de hashtags;

- communique avec ses fans, leur répond et même les suit.

Djibril Cissé

Il est très actif sur Instagram avec plus de cinquante photos sur une durée d’un mois. De plus, il obtient entre 600 et plus de 2000 « like », et encore 20 et 40 commentaires sur certaines photos. Une partie de ses followers sont originaires de Russie (en raison de son club actuel), ce qui explique le nombre important de commentaires en cette langue.

Nous pouvons voir que de nombreuses publications sont des photos de lui même, ou encore sa marque. Il expose moins les matchs et sa vie privée. Cependant, nous voyons sur quelques posts son fils. Il communique en français et en anglais. Il utilise un ton très décontracté, non conventionnel, afin d’être au plus proche de ses fans.

Florent Malouda  

Son compte Instagram dénombre plus de 23 000 followers et 62 posts. Lors du mois de notre étude, il n’a publié que trois photos, mais extrêmement « likées » (3587 « aimes » et 72 commentaires pour l’une d’entre elle). Florent Malouda poste des photos exclusives, il pose torse nu (d'où les 3 587 "likes"), il expose sa vie privée, ses moments de détente, et il pose aussi avec d’autres footballeurs. De plus, nous pouvons voir qu’il poste des photos en relation avec le football, lors des présentations avec des personnalités, ou encore avec son nouveau maillot.

Nous pouvons voir que toutes les photos postées sont des exclusivités pour la communauté.

De plus, le footballeur poste ses nouveaux achats culturels, comme un livre.

Gael Monfils

Nous pouvons retrouver 20 publications postées sur son mur avec seulement des photos de son sport, où il figure sur une grande partie des photos. Il a 400 abonnés et plus de 620 abonnements. Le nombre de “like” ne dépasse pas une centaine, cela pourrait se justifier par le fait qu’il s’est constitué un mur sur ce réseau social que depuis 12 semaines. Instagram ne fait pas apparaître sa vie personnelle.

Laure Manaudou

Sur Instagram, l’ex nageuse professionnelle opte pour des photos personnelles. En effet, nous pouvons voir des photos de sa famille avec son frère et son papa. Aucune photo ne fait apparaître son ancienne vie de sportive professionnelle. Hormis, les photos figurant sa vie familiale , elle fait partager ses voyages, ses tenues vestimentaires, ou encore son compagnon à quatre pattes. Très active sur ce réseau social, Laure Manaudou fait vivre à ses fans des instants de sa vie.  Encore très appréciée du grand public, le nombre de “like” est relativement conséquent.

Nicolas Batum

Les photos publiées sont des instants de sa vie personnelle et privée. Le rapport avec son sport est très important, ainsi que des photos avec sa famille, ses amis ou encore son animal de compagnie, que nous ne retrouvons pas sur Facebook ou Twitter. Aussi, il poste des images décalées et humoristiques. Nous retrouvons du contenu sponsorisé comme une photo de lui en costume avant la montée des marches de Cannes mettant en avant, le fait de porter les marques Cartier et Boss.

Il est moins actif sur Instagram que sur les autres réseaux observés avec environ 3 photos par mois depuis son inscription en juin 2012, et où certains mois sont sans aucun contenu. Néanmoins il compte 16 090 followers, et le contenu partagé est personnel, puisqu’il partage son repas, ou encore ses activités annexes.

Joakim Noah

Il a une communauté de plus de 89 000 followers. Mais depuis février 2013 seulement 6 photos ont été publiées. Il y a des photos de lui aux matchs de basket, de sa famille et une photo avec ses amis.

Il met en avant sa vie personnelle.

Vincent Clerc

Avec près de 10 000 abonnés, 124 publications sont visibles sur son compte. Sur ce réseau, son contenu photo se rejoint parfois avec celui posté sur Twitter. Ses autres photos peuvent être plus personnelles sur des voyages, ses amis ou des moments personnels avec ses co-équipiers ou entraîneurs.

3. Analyse des sportifs professionnels : une invasion sur les réseaux sociaux

Suite à nos diverses analyses et lectures, nous pouvons établir les éléments de conclusion. En effet, nous avons pu distinguer les divers contenus des athlètes professionnels. 

De plus, la conférence de Sport Numéricus nommée “L’athlète 2.0.” et animée par Jéremy Roy, Russell Stopford, Michael Dunphy et Maxence Karoutchi du 7 Décembre 2013 nous permet d’apporter d’autres éléments d’analyse.[18]

Alors que disent les athlètes sur les médias sociaux ?

A. Une interactivité avec une cible large

D’après la conférence lors de Sport Numéricus nommée précédemment, les médias sociaux permettent aux sportifs professionnels d’atteindre une plus grande audience et de construire une “fanbase”.

En effet, le réseau social ne possède aucune barrière à l’entrée, et il ne peut être que bénéfique pour l’athlète si celui-ci est bien utilisé. Mais aussi, il permet une interactivité avec une cible large. Les fans du sportif font partie intégrante, mais également les sponsors et la presse. Qui plus est, les réseaux sociaux impliquent non seulement une dimension nationale mais surtout internationale. C’est donc de façon naturelle que les sportifs utilisent une multitude de langue, c’est le cas de Nicolas Anelka et Tony Parker, par exemple. Selon la cible souhaitée, les sportifs utilisent une langue plutôt qu’une autre. Contrairement à Joakim Noah, qui utilise exclusivement l’anglais. Nous pourrions nous demander quelle est la perception de son public français vis-à-vis de ce choix ? Nicolas Batum, quant à lui établit une stratégie parfaite, puisqu’il réalise un excellent compromis entre les deux langues. En effet, ses publications rédigées en anglais sont également traduites en français.

Dans son article “Réseaux sociaux : quels enjeux pour les athlètes”  Frank Hocquemiller[19], agent de conseil, annonce « qu’aujourd’hui, lorsqu’un athlète n’est pas présent sur les réseaux sociaux, il se coupe d’une grande partie du public, de ses fans et donc de consommateurs ».  

De plus, de nombreux journalistes sont présents sur les réseaux sociaux. Ce lien facilement faisable, est un réel atout pour les journalistes comme pour les athlètes. Lors de la conférence de Sport Numericus, Jérémy Roy confirme être conscient qu’une majorité de ses “twittos” sont des journalistes. Il nous assure que malgré le fait que les caméras se concentrent sur la tête de peloton, la fin est toute aussi forte en suspens. Ainsi, de tweeter des informations particulières permet à la communauté de se sentir exclusive, ce sentiment peut aussi être partagé par les journalistes, en leur offrant une nouvelle vision de l’épreuve.

Ces informations bénéficient régulièrement de RT, puisque l’information est réellement exclusive. Les journalistes sont aussi friands de ces informations puisque cela leur permet de pouvoir compléter leurs articles. Jéremy Roy, nous affirme que “ c’est un gros complément qui permet aussi de nous préserver du temps pour éviter d’être appelé le soir afin de recueillir les faits du jour, le sentiment du jour. » Par conséquent, les réseaux sociaux deviennent d’excellents relais pour l’exploitation médiatique actuelle.

Le sportif professionnel via les réseaux sociaux va également cibler les sponsors. En effet, nous avons remarqué que des sportifs, tels que Nicolas Batum, les remerciaient pour des cadeaux. Bien sur, ces actions sont largement mesurées par les marques qui ont conscience de la visibilité que cela engendre.

B. Un contenu “sponsorisé”

Dans un contexte où la concurrence est de mise entre les marques, leur stratégie de communication liée au sponsoring sportif a dû évoluer. Par conséquent, les équipementiers ont exploité le grand succès des réseaux sociaux afin de toucher une cible plus large, de s’offrir une meilleure image, pour déclencher des ventes.[20]

D’après Frank Hocquemiller, [21] ce concept s’appelle le “ Social Media Sponsoring “ et consiste pour les marques, à se servir des sportifs sur les réseaux sociaux afin de communiquer. Ainsi, elles peuvent toucher une cible large pour un coût sensiblement léger.

Auparavant, il était dors et déjà possible pour les équipementiers de s’associer à un sportif professionnel afin que sa performance, sa notoriété et ses valeurs influencent l’image de la marque. Mais le lien entre la marque et le sportif est encore plus intense lorsque l’athlète lui-même communique directement à sa communauté en faisant bénéficier de la visibilité pour la marque.

En évitant le biais de la presse, de la télévision, ou encore la marque elle même, les sportifs deviennent donc des « influenceurs positifs auprès de leur public ». [22]

Ainsi, grâce aux sportifs et aux réseaux sociaux, les annonceurs ont trouvé un parfait relais de communication mais surtout de promotion. De nos jours, il est fréquent d'apercevoir un sportif tweeter les nouveaux équipements de leurs sponsors. C’est le cas pour l’équipementier de Jérémy Roy qui nous décrit que « j’ai eu des chaussures personnalisées juste avant le Tour de France. Cela qui m’a permis de poster cette information donc la marque est visible. Je ne l’aurai pas fait si j’avais fait ce Tour de France avec mes chaussures de début de saison. Je n’aurai pas voulu faire de la surenchère au niveau du partenariat. »

Cependant, on reconnaît certaines limites à cette pratique comme l’évoque le cycliste. C’est effectivement l’athlète qui se devra de porter une attention particulière à sa stratégie. Comme nous l’annonce Frank Hocquemiller, « dans ce type de promotion sur les réseaux sociaux, l’objectif est d’être plus sur le partage d’expérience que sur le simple placement produit. L’athlète doit parler du produit avec du contenu pertinent et une véritable histoire à raconter. Les gens ne sont pas dupes, si il n’y a pas de crédibilité, le partenariat ne dure jamais longtemps ».

En effet, le sportif doit être vigilant quant au nombre de contenu sponsorisé qu’il publie sur ces médias. Sa communauté, qui est intéressée par toutes les nouveautés d’équipement de son sportif, pourrait être étouffées par ces informations. Évidemment, cela nuirait à l’image du sportif, considéré comme « vendu » à la marque.

C. Vie personnelle VS Vie professionnelle

Les sportifs choisissent des stratégies différentes pour leur communication en ligne. Certains d’entre eux parlent uniquement de leur sport comme Gael Monfils sur le réseau social Instagram. A contrario, d’autres prennent le parti d’exposer au public leur vie privée tel que Nicolas Anelka sur Facebook. Certains athlètes font part de leur vie privée, mais uniquement en lien avec leur pratique sportive comme Vincent Clerc lors de la visite d’un match avec les co-équipiers, ou encore Bafétimbi Gomis.

Lors de la conférence “L’athlète 2.0.” à Sport Numéricus[23] Jérémy Roy a affirmé avoir choisi de ne pas exposer sa vie privée sur les réseaux sociaux : « J’essaye d’atteindre une cible très large comme des équipementiers, ou encore des journalistes. Par exemple, je ne parle pas de ma vie privée ». Selon le cycliste, des précautions sont à prendre, les sportifs se doivent d’éviter certains sujets réputés sensibles comme la politique, la religion, ou en règle générale qui pourrait créer du « badbuzz »”. D’ailleurs, les sportifs font de plus en plus appel à des consultants en communication pour déterminer les bonnes utilisations de leurs réseaux sociaux. En l'occurrence, Sylvain Caillot, titulaire d’une maîtrise d’Information & Communication conseille beaucoup de sportifs renommés :  joueurs de basket-ball : Tony Parker et Boris Diaw, joueurs de tennis : Amélie Mauresmo, Jo-Wilfried Tsonga, Alizé Cornet, Michaël Llodra, Arnaud Clément, joueurs de football Mamadou Sakho, Yann M’Vila, Kevin Gameiro, Guillaume Hoarau, Nenê, Raphaël Varane, joueur de rugby Benjamin Fall, etc[24].

Les athlètes français exposent de façon légère des sujets tels que la famille, les loisirs, les voyages, leur philosophie ou encore leurs actions caritatives. Avec une culture différente, les américains sont moins réticents à cette pratique.[25] Cependant, la communauté apprécie particulièrement cette pratique.

Nous pouvons noter que, de temps en temps, cette « peopolisation » des athlètes et l’intérêt des médias pour de l’ information dite chaude amènent les journalistes à s’intéresser davantage à la vie privée qu’aux performances sportives.

D. Un soutien …

Les athlètes viennent en soutien à des personnalités sportives, musicales mais aussi des associations.

Nous avons pu nous apercevoir que Vincent Clerc, ou encore, Tony Parker publient des tweets d’encouragements pour l’équipe de France de football, lors du dernier match des barrages pour le ticket de la Coupe du Monde au Brésil. Nicolas Batum publie des « tweets » de soutien non seulement pour son équipe, son ancien club, mais aussi pour l’équipe du PSG, les équipes de France de football et de rugby, les musiciens, mais aussi des appels aux dons ou projets.

Le récent décès de Nelson Mandela témoigne de cet engouement de soutenir via les réseaux sociaux. En effet, au delà des frontières françaises, de nombreuses personnalités ont généré un grand nombre de tweets : Mike Tyson lui a envoyé ses "prières", Cristiano Ronaldo a adressé ses condoléances accompagné de " Tu seras toujours avec nous ", Mathilde Johansson a souligné que c’est « un très grand Monsieur pour toujours un exemple », Eric Abidal, Jimmy Briand, Eliaquim Mangala, André Ayew, parmi tant d'autres, ont aussi réagi. [26]

Les sportifs ont bien cerné les enjeux des réseaux sociaux. En effet, étant des leaders d’opinion, leurs messages sont plus facilement retenus par la communauté.

E. Des rendez-vous online avec leurs fans

Lors de la conférence “L’athlète 2.0”, Jérémy Roy, cycliste professionnel, nous explique qu’il “ faut créer une réelle interactivité avec sa communauté. La marque peut organiser des jeux concours ou faire participer à des sondages relayés par l’athlète sur son réseau. ”

De plus, et suite à nos divers études, nous avons pu observer que les athlètes donnent des rendez-vous avec leur communauté sur les réseaux sociaux. Le concept est simple : un rendez-vous, des questions et des réponses en live. Selon le site webmarketing.com, “ Ces sessions sont, peu à peu, devenues des actions s’intégrant à la stratégie de communication digitale des entreprises ou personnalités ” [27]

Ces interactivités permettent aux fans et aux sportifs d’entretenir des liens. En effet, les sportifs sont de plus en plus nombreux à réaliser ces sessions de questions et réponses (Q&A) en ligne ou via un tirage au sort afin de faire gagner des lots (tels que des maillots dédicacés). [28]

Hormis, les Q&A, les sportifs comme Gael Monfils réalisent des jeux concours afin de faire gagner leur tenue. Ainsi, cette action de communication donne un privilège aux fans et accentue le lien de proximité.

Par conséquent, les réseaux sociaux, notamment Twitter, représentent pour les athlètes une nouvelle pratique de communication avec les fans et un moyen d’améliorer considérablement leur image. C’est aussi une opportunité de réduire le mécontentement des fans pour compenser par exemple, le manque d’interactivité lors de rencontre. En effet, les followers des vedettes sportives sont surprises lorsqu’elles les retweetent. C’est pour cela que les fans tentent de faire un tweet original afin d’attirer l’attention de leur sportif préféré, voire de lier de véritable lien d’amitié. [29]

Conclusion

Nous pouvons affirmer que les sportifs amateurs et professionnels mettent en avant une multitude de contenus, bien que les enjeux soient différents.

Que le compte soit géré par les sportifs eux mêmes, ce qui est vivement recommandé, ou par un communicant, ils ont bien compris l’importance des médias sociaux. En effet, ils sont une manière simple de gérer leur image et leur e-reputation, cet aspect est fondamental pour la personnalité sportive afin de fidéliser la communauté. De plus, les médias sociaux permettent une réelle proximité avec les fans, ce qui est aujourd’hui, essentiel pour renforcer le sentiment d’appartenance. Enfin, l’e-reputation est aussi un argument lors de la signature de contrat.

Afin de créer une réelle communauté, la personnalité de l’athlète est très importante. Si il n’a pas ouvert de compte dans sa vie personnelle, c’est probablement parce qu’il n’en voit pas l’intérêt. Par conséquent, cela ne le motivera pas à créer un compte pour son activité professionnelle.

Lors de la création d’un compte sur un média social, l'athlète doit établir une réelle stratégie sur la façon dont il va utiliser ses réseaux sociaux. Il doit trouver un juste milieu entre sa vie privée et professionnelle, son nombre de publication, sans pour autant inonder la communauté. De plus, il doit pouvoir cerner les contenus qu’il souhaite mettre en place puisque, comme nous l’avons vu, les cibles selon le réseau social sont différentes.

Les sportifs ont une grande influence sur leurs fans, par conséquent, ils doivent vieiller au contenu qu’ils publient sur ces réseaux sociaux. Comme cela est si bien dit par Spiderman : “Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités”.[30]

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

Capture d'écran
Stan Lee
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Bibliographie

Livres

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[1] Weinburg, T. (2009) The new community rules: Marketing on the social web. New York: O'Reilly.

[2]  Lendrevie, J., Lévy, J. (2012) Mercator : Théories et nouvelles pratiques du marketing : 2013.  P622.

[3] Astagneau D. (2012) “ Une situation explosive : pas de sports sans médias et pas de médias sans sport ”. Senat. 

[4] Jouanne A. (2013) “ Instagram : 3 millions d’utilisateurs en France ”. Jouanito.com.

[5] Guemadji-Gbedemah T.E. (2011) “ L’usage des réseaux sociaux en sport ”. Thot Cursus.

[6] Bonzom N. (2012) « Un réseau social pour les sportifs « auto-organisés ». 20Minutes. 

[7] CNIL. (2012) “ Quantified Self : comment mieux se connaitre grâce à ses données “.

[8] CNIL. (2012) “ Quantified Self : comment mieux se connaitre grâce à ses données “.

[9] Asip Sante. (2013) « Quantified self, la e-santé de demain ? » - Essente.gouv.fr. Le Mag. Numéro 9.

[10] Le Mag. (2013) “Les sportifs français et les réseaux sociaux”. Eurosport.

[11] Brouchet S. (2013) “ 5 bonnes raisons d’arrêter de synchroniser Facebook et Twitter”. emarketinglicious.fr.

[12] Guemadji-Gbedemah T.E. (2011) “ L’usage des réseaux sociaux en sport ”. Thot Cursus.

[13] Mornet S. (2013) “ Twitter, bientôt hors-jeu chez les sportifs ? ” France 24.

[14] Mornet S. (2013) “ Twitter, bientôt hors-jeu chez les sportifs ? ” France 24.

[15] Spaeth O. (2012) “ Bilan “Social Media” des Jeux Olympiques de Londres “. SocialSport.

[16] Spaeth O. (2012) “ Bilan “Social Media” des Jeux Olympiques de Londres “. SocialSport.

[17] Digidust.(2013) “Les 50 sportifs français les plus performants sur les Médias Sociaux”.

[18] Conférence Sport Numericus (2013) “Athlète 2.0.”

[19] Hamli M.Y. (2013) “Réseaux sociaux : quels enjeux pour les athlètes”. Sport Numericus

[20] Geoffroy K. (2013) “Le Social Media Sponsoring, nouveau moyen de communication pour les équipementiers ”. CduSport

[21] Hamli M.Y. (2013) “ Réseaux sociaux : quels enjeux pour les athlètes ”. SportNumericus

[22] Geoffroy K. (2013) “Le Social Media Sponsoring, nouveau moyen de communication pour les équipementiers ”. CduSport

[23] Conférence Sport Numericus (2013) “Athlète 2.0”

[24] Cimilière O. (2013) “Réseaux sociaux sportifs - mariage d’amour ou de raison”. Le blog du communicant

[25] Lopez F. (2013) “Infographic, the 2013 LeBron James Twitter Report”. Sporttechie.com

[25]Selon cette étude réalisée par Sporttechie.com sur James LeBron (joueur de basket) son activité sur Twitter entre le 1.10.2012 et le 3.04.2013 révèle que 19,5% de ses publications sont consacrées à sa vie privée, et 31,5% sont dédiées aux compétitions tous sports confondues.

[26] La rédaction de RTL. (2013) “Mort de Mandela: le monde du sport réagit sur Twitter et Facebook”. RTL.fr

[27] Favier R. (2013) « Tout ce qu’il faut savoir sur les sessions questions-réponses (Q&A) sur Twitter ». Webmarketing.com

[28] Le Mag. (2013) “Les sportifs français et les réseaux sociaux”. Eurosport

[29] Anton M. (2012). « Retweet comme un autographe numérique ». Чемпионат.com

[30] Van Schalk T. (2011) “Professional Athletes on Social Media : Why some get fans and others fines”. Sports Networker

 

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Notes de lecture

“ L'Athlète 2.0 ”

Quantified Self : comment mieux se connaître grâce à ses données

Les sportifs Français et les réseaux sociaux

Un réseau social pour les sportifs “auto-organisés ”

Professional Athletes on Social Media : Why some get fans and others fines

Sport et réseaux sociaux : de la dérive au contrôle

L’usage des réseaux sociaux en sport

Bilan “Social Media” des Jeux Olympiques de Londres

Retweet comme un autographe numérique