Chargement en cours

Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Hay L., (2009),
Hay L., (2009), "La veille sur Internet en 5 étapes clés".

La veille informationnelle, ses méthodes et ses outils

Diane Courtay, Cécile Martin, Lauriane Herrier (M1 MEEF, option documentation)
Introduction I. Qu'est-ce que la veille informationnelle ? Définitions, acteurs, objectifs, enjeux : 1) Définition et histoire de la veille : 2) Quels sont les types de veilles ? 3) Principes et méthodes de la veille : 5) Pourquoi veiller ? 6) Qui veille ? Sommes-nous tous veilleurs ? 7) Les différents usages de la veille : II. Les différents outils de la veille : III. Les limites de la veille : 1) Faire face à la surcharge d'informations : 2) L'information en temps réel a ses limites : 3) La vérification des sources : l'évaluation de l'information. Lexique Bibliographie
(déposé le 2013-12-17 17:46:01)

LA VEILLE INFORMATIONNELLE, SES METHODES ET SES OUTILS

Introduction :

Au sein d'une société de l'information, la capacité à connaître l'information et à la déceler, à tous les niveaux de la société (des usagers aux décideurs, aux politiques...), est primordiale.

I- Qu'est-ce que la veille informationnelle ? Définitions, acteurs, objectifs, enjeux :

1) Définition et histoire de la veille :

« Une veille informationnelle est l’ensemble des stratégies mises en place pour rester informé, en y consacrant le moins de temps possible et en utilisant des processus de signalement automatisés. » (Lardy J.-P., Urfist de Lyon)

« Processus dynamique et continu faisant l'objet d'une mise à disposition personnalisée et périodique de données ou d'informations, traitées selon une finalité propre au destinataire, faisant appel à une expertise en rapport avec le sujet ou la nature de l'information collectée. »
(Cacaly S. et al., (2008), Dictionnaire de l'Information, Armand Colin)

Ces définitions montrent trois dimensions de la veille : une dimension continue, stratégique, et prospective. Ces dimensions différencient la veille de la recherche d'information, qui est ponctuelle et utilitaire, donc non stratégique). La veille est une activité spécialisée et professionnelle.

La veille est une discipline récente. Elle vient de pratiques documentaires plus anciennes, et progressivement, elle s’est affirmée pour devenir une discipline à part entière, dotée de méthodes et d’outils qui lui sont propres.

Elle date du début des années 1980. Elle se développe fortement dans les années 1990, dans le monde des entreprises et dans un contexte économique très précis de compétitivité : une économie en cours de mondialisation où les entreprises cherchent les moyens de maintenir, voire d’accroître leurs performances et leur compétitivité par une adaptation continue aux modifications de leur environnement. [1]

Le premier système de veille est un système de veille technologique, puis la veille stratégique s'est imposée, comme un système d'aide à la décision dans les entreprises.

Aujourd'hui, ce modèle de veille est en train de changer, avec une démocratisation de la veille.

La veille est centrale aujourd'hui pour plusieurs raisons, liées au contexte actuel : nous sommes dans une société de l'information, où l'information est le moteur de la société : dès les années 1990, cette importance de l'information dans la société est pointée : « La maîtrise de l'information est une série de compétences qui permettront à l'individu de survivre et d'avoir du succès dans la société de l'information, notamment par la maîtrise des technologies donnant accès à cette information ». [2] La veille est donc très importante dans notre société.

C'est également dû au contexte d'innovation technique, auquel la veille est directement liée.

Cela découle aussi d'un contexte social et politique, qui nécessite pour les citoyens, les entreprises, les politiques, de savoir ce qui va advenir dans la société.

Et enfin, la veille évolue par la démocratisation des pratiques de veille.

Par le biais du contexte concurrentiel de l'entreprise, la veille a pris une dimension de prospection : Le rôle du veilleur est de prospecter en vue de prises de décisions. Sa compétence est de savoir repérer les « signaux faibles » parmi le flux d'information, afin d'être toujours en avance. Et il utilise pour cela des outils qui permettent le repérage de ces « signaux faibles »*.

2) Quels sont les types de veilles ?

Il existe deux types de veille :

      La veille passive :

La veille passive porte sur l'actualité culturelle ou technologique. Elle permet de rester informé, sans répondre à un objectif précis.

Elle présente plusieurs aspects : C'est une activité continue et itérative (répétitive). Il est impossible de faire une veille exhaustive : elle ne permet d'accéder qu'à des informations générales, non triées. Une veille passive n'est pas conjoncturelle : elle ne s'inscrit pas dans un cadre précis. Et enfin, la veille passive se contente de récolter des informations.

       La veille active :

La veille active répond à un projet et à des objectifs définis. Elle permet de produire du contenu sur un thème précis. Elle présente également plusieurs aspects : La veille active se construit, elle prend plus de temps que la veille passive. Elle nécessite des outils adaptés. Elle utilise les résultats de recherche et les publie. C'est un travail collaboratif, à mener en équipe, et pour lequel il faut accepter la folksonomie*.

3) Principes et méthodes de la veille :

Mettre en place une veille nécessite de respecter cinq étapes, ou « cycle de la veille » :

Identifier les besoins ;

Identifier les sources : celles-ci doivent être officielles et/ou pertinentes, fiables et concordantes, peuvent provenir d'autres veilleurs (des réseaux sociaux par exemple), provenir de différents supports, et ne pas être trouvées au hasard ;

Collecter : soit par agrégation (collecte automatique), soit par capitalisation (organisation et archivages des informations trouvées) ;

Analyser, traiter et synthétiser l'information ;

Diffuser l'information.

« Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.

« Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.

D.R.
Licence : Licence inconnue -- D.R.

Quelques principes doivent régir la veille afin de la rendre la plus efficace et rapide possible [3] :

Éviter au maximum de recevoir plusieurs fois la même information ;

Utiliser des plates-formes qui regroupent l’accès aux ressources ;

Utiliser les outils appropriés.

Il existe deux méthodes de veille informationnelle :

Le stock (pull) : l'information est recherchée et extraite par l'utilisateur :

Cette méthode s'appuie sur l'utilisation des moteurs de recherche, des revues de presse, de la lecture de la presse. L'utilisateur se rend périodiquement sur Internet pour rechercher les informations les plus récentes.

Le flux (push) : l'information est « poussée » vers l'utilisateur :

L'information a été programmée dans le cadre d'une recherche (question soumise à un service d'alerte ou un flux RSS par exemple). Le service envoie l'information à l'utilisateur en fonction de ses préférences et des critères qu'il a établis au préalable.

4) Pourquoi veiller ?

Il s'agit de veiller pour anticiper (repérer les signaux faibles), pour surveiller son environnement, dans des objectifs différents selon les contextes (pour détecter les menaces, les opportunités, les tendances...), pour surveiller se « e-réputation » (dans le contexte de l'entreprise généralement, mais aussi des organisations, des collectivités, ou encore des individus), pour rester vigilant à l'information en général, notamment pour les professionnels de l'information, mais aussi pour les usagers, qui font un usage personnalisé de la veille. [4]

5) Qui veille ? Sommes-nous tous veilleurs ?

Les différents acteurs de la veille :

Il y a eu, depuis les débuts de la veille informationnelle, une démocratisation des pratiques de veille, qui a aboutit à une diversification, et des formes de veille, et des acteurs de la veille. Les acteurs de la veille sont aujourd'hui nombreux. La démocratisation de la veille a accompagné la démocratisation des outils de la veille. Aujourd'hui, l'usager est producteur d'information. Les acteurs de la veille sont nombreux :

Les entreprises et les organisations,

Les professionnels de l'information,

Les collectivités territoriales,

Les pouvoirs politiques, les décideurs,

Les chercheurs,

Les « travailleurs du savoir », les individus. [5]

Peut-on alors dire que nous sommes tous veilleurs ?

Selon A. Serres, ce discours est illusoire, car il fait l'impasse sur la culture informationnelle et sur les limites de la veille. [6] Le phénomène de démocratisation de la veille mène parfois à faire l'amalgame entre « professionnels » et « amateurs » : la veille est à portée de tout le monde ou presque. Cela pose la question de la place des professionnels dans ce nouveau paysage de la veille informationnelle : la veille est-elle aujourd'hui plutôt professionnelle ou grand public ?

Il y a un brouillage entre professionnels de la veille et amateurs : les professionnels n'ont plus le monopole de la veille. Mais la veille ne se résume pas aux outils. La veille c'est aussi avoir un projet, et bien définir ses besoins, le choix des sources... La veille, ce n'est pas seulement collecter, c'est analyser et diffuser l'information.

7) Les différents usages de la veille :

a) Les usages de la veille en entreprise [7] :

Une étude livrée en 2008 par la société Digimind, spécialisée en solutions de veille, en collaboration avec l'IAE d'Orléans, fait apparaître que 48,6% des organisations sondées sont insatisfaites de leur cellule de veille. Leur productivité en matière de veille informationnelle est faible, et s'explique par un manque de moyens humains et de temps. Il est aussi fait état de pratiques non coordonnées en termes de méthode, d’outils et d’objectifs. Les pratiques de veille sont mal identifiées et aucune mise en commun n’est pratiquée. De ce fait, les compétences et connaissances accumulées pendant la veille ne sont pas mutualisées et manquent de visibilité au sein de l’entreprise.

Ces constats reflètent que la mise en place d'une activité de veille efficace est une question qui reste difficile à traiter [8].

Les différents types de veille en entreprise :

Chaque type de veille peut s’exercer sur une dimension réactive (réaction aux évolutions de l’environnement) ou proactive (anticipation des évolutions). Il est possible d'instaurer différents types de veille :

La veille technologique : elle s'appuie sur l'observation et l'analyse de l'information scientifique, technique et technologique, et de son impact sur l'environnement économique, commercial et financier, dans le but de détecter les menaces et de saisir les opportunités de développement.

La veille commerciale : elle consiste à collecter les renseignements sur l'environnement commercial de l'entreprise. Il s'agit plus particulièrement de surveiller les clients, les prospects (clients potentiels) et les fournisseurs (pour une entreprise de service), notamment lors de la promotion de nouveaux produits.

La veille marketing : elle complète la veille commerciale et permet de surveiller l'évolution du marché sur lequel se positionne l'entreprise, le comportement des consommateurs, les axes de communication de la concurrence, ou les retombées d'une campagne publicitaire. Elle permet d'identifier de nouveaux marchés, de proposer de nouveaux produits ou services, et d'accompagner le lancement de ceux-ci.

La veille concurrentielle : elle prend en compte les mouvements des entreprises concurrentes comme les campagnes de recrutement ou de communication, leur stratégie, leur politique tarifaire, leurs nouveaux produits et services, leurs partenariats...

La veille juridique ou réglementaire : elle consiste à suivre l’évolution de la législation de manière régulière . La manière dont les textes sont discutés ou les délais d'entrée en application donnent également des indications sur les enjeux ou les influences de groupes de pression.

La veille sociétale ou environnementale : elle fournit des renseignements socio-économiques, politiques et socio-culturels. Elle vise à surveiller l'évolution des mœurs et des mentalités, les comportements des consommateurs, l'environnement, les mouvements sociaux... [9]

Le tableau suivant (cf document associé complémentaire) illustre quels peuvent être les besoins de l'entreprise en termes de veille, et quelle utilisation elle peut en faire.

Veille réactive                          Type de veille               Veille proactive

Concurrents directs               ← Veille concurrentielle → Partenaires potentiels

Produits/services concurrents ← Veille technologique →  Produits/services
                                                                                         de substitution

Nouveaux clients                   ← Veille commerciale →   Clients potentiels

Réglementation et normes       ← Veille juridique →        Législation

Conjoncture économique          ← Veille économique →  Perspectives économiques

Comportements consommateurs ← Veille sociétale →   Évolutions
                                                                                   intergénérationnelles

Quelle fréquence de veille une entreprise peut-elle adopter ?

La veille ponctuelle : elle permet de dresser un état des lieux à un moment précis, dans un contexte donné. Elle se rapproche d'une étude de marché.

La veille occasionnelle : c'est une surveillance organisée selon des objectifs précis (l'entreprise sait déjà quelles sont les cibles de veille).

La veille périodique : elle dépend de la périodicité des sources à surveiller sur des sujets établis. Il peut s'agir de bilans, d'articles de presse, de compte-rendus...

La veille permanente : elle permet de capter les signaux faibles, les alertes dans l'ensemble de l'environnement de l'entreprise.

L'entreprise peut choisir de centraliser sa veille grâce à une équipe interne, ou de la décentraliser en confiant cette tâche à un prestataire spécialisé. Il semble cependant préférable d'opter pour une organisation mixte, combinant les deux organisations.

Une veille organisée de façon mixte repose sur une cellule spécifique dédiée à la surveillance d’un ou plusieurs environnements et à la centralisation des différentes veilles existant au sein de l’entreprise, et plusieurs entités décentralisées, chargées d’une surveillance particulière (veille juridique, veille marketing, veille concurrentielle...). C'est cette approche qu'a également choisi l'AFNOR pour mettre en place la norme AFNOR XP X50-053, dédiée à la prestation de veille. [10]

Comment organiser la veille en entreprise ?

Une organisation en réseau semble plus adaptée. Les acteurs impliqués dans l’activité de veille doivent être reliés les uns aux autres au moyen de voies de communication physiques ou virtuelles. Le réseau est à la fois un instrument d’acquisition, de traitement, de diffusion et d’exploitation de l’information. Observateurs, analystes et décideurs sont les trois profils qui vont constituer une cellule de veille :

Observateurs >> Acquisition de l'information 

Analystes >> Traitement de l'information

Décideurs >> Préparent les décisions stratégiques

(Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.)

La veille et l'e-réputation :

L’e-réputation, ou réputation sur internet, est la perception qu’ont les internautes d’une entreprise, d’une marque ou des personnes qui y collaborent. L’e-réputation est une représentation que les internautes vont se constituer en fonction des flux d’informations qu’ils rencontrent sur le net. Ces informations sont produites par l’organisation elle-même, mais aussi par les acteurs de son environnement économique proche: par ses salariés, ses fournisseurs, ses concurrents, ses clients, et par des blogueurs, des journalistes, des internautes qui s’expriment sur de nombreux canaux (Twitter, médias participatifs, réseaux sociaux, forums, avis consommateurs, blogs,...). [11]

b) Les usages de la veille dans le domaine de la documentation :

« La veille documentaire et des actualités est une activité de surveillance permanente des ressources documentaires et des informations qui traitent d’une thématique particulière ou d’un champ disciplinaire spécifique, et qui doit permettre un repérage des changements ou des nouveautés mises en ligne. » [12]

La veille est une pratique qui trouve ses racines dans la documentation : le dépouillement de revues d'abstracts* ou l'élaboration de revues de presse papier. Petit à petit, elle s'est détachée de son domaine d'origine pour devenir une discipline indépendante, avec ses méthodes et ses outils propres. Ainsi, la veille garde un lien proche avec la pratique documentaire. Ces deux pratiques se basent sur la même matière : l'information. [13]

Pour autant, un stéréotype entretient le clivage entre le documentaliste et le veilleur, en particulier dans les entreprises : le rôle du documentaliste est vu comme « limité » à la collecte des informations et à leur transmission au veilleur, lequel aurait le privilège de l’exploitation de ce matériau et de la maîtrise générale des opérations. Cependant ce stéréotype tend à s'effacer au fur et à mesure que le rôle de veilleur du documentaliste est reconnu au sein de l'entreprise. [14]

Les évolutions liées à l’avènement du numérique et la multiplication des flux d'information ont donné aux centres de documentation un statut de services d'information, et ils doivent aujourd'hui savoir gérer et mettre en valeur ces flux d'information, afin de répondre à la demande des usagers (entreprise, publics...).

Le documentaliste et le veilleur ont de nombreuses compétences en commun (listées dans le référentiel de l’ADBS) : identifier et acquérir des sources pertinentes, construire une recherche, concevoir et développer des outils de gestion et de capitalisation de l’information, gérer des projets, communiquer. [15]

Néanmoins, plus que les autres veilleurs, les documentalistes peuvent s'appuyer sur leurs compétences poussées en matière de recherche et de tri de l'information, ainsi que leur connaissance de la pertinence des sources.

En revanche, deux lacunes caractérisent les documentalistes dans leur pratique de la veille informationnelle, pointées par Bernat J.-P. dans son article « Les contours de la veille » [16] : la compétence d'analyse de l'information*, et la capacité à animer un réseau de veilleurs. Ces deux compétences peuvent cependant être acquises par des formations.

- La veille documentaire en entreprise :

Au sein d'une entreprise, la veille va souvent être confiée au documentaliste, soit comme une activité parallèle, soit comme une activité en cohabitation avec les pratiques documentaires. Le documentaliste doit alors bien définir les modalités de ces deux fonctions. En entreprise, la veille va aboutir à des décisions.

Parmi les compétences requises par le documentaliste d'une entreprise, l'analyse de l'information, dont on a vu que cela faisait partie des « lacunes » des documentalistes : cette compétence peut s'acquérir par une formation, mais surtout passe par la maîtrise des problématiques stratégiques de l’entreprise, indispensable tant pour la pertinence de la sélection de l’information que pour son traitement opérationnel.
Le rôle du documentaliste en entreprise reste par ailleurs ambivalent : le documentaliste est généraliste, donc il est difficile pour lui d'assurer la détection des signaux faibles, spécifiques à chaque domaine de l'entreprise. Le rôle de la veille mise en place par le documentaliste serait donc plutôt de limiter le flux d'information qui noie les autres acteurs de l'entreprise, et de garder une partie du flux pour que le responsable puisse trouver par lui-même les signaux faibles qui concernent ses objectifs spécifiques.

- La veille documentaire dans le milieu scolaire (les CDI) :

Pour les professeurs documentalistes, la veille se traduit essentiellement par la surveillance des nouveautés législatives, professionnelles liées au métier. Peuvent aussi faire une veille de « e-réputation » concernant l'image de l'établissement.

Le professeur documentaliste fait de la veille à partir de différentes sources : les institutions, les réseaux professionnels (formateurs, enseignants...), les partenaires (EPLE partenaires), les fournisseurs d'information (presse, librairies, autres CDI, sites spécialisés...), ou encore les diverses manifestations liées à la profession, comme des colloques.

« Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.

« Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.

D.R.
Licence : Licence inconnue -- D.R.

L'enjeu particulier des professeurs documentalistes est à la fois professionnel et didactique :

Il s'agit de son rôle de veilleur, et de la question des compétences : il s'agit de ne pas se laisser dépasser par les innovations en terme de pratiques informationnelles, d'où l'importance d'une formation continue pour la maîtrise des concepts, des méthodes, des outils et des enjeux. Cette maîtrise est également importante pour éviter le brouillage des pistes entre amateur et professionnel.

L'autre enjeu des professeurs documentalistes est leur capacité à former les élèves à l'évaluation de l'information, qui est un apprentissage nécessaire dans la société de l'information dans laquelle nous évoluons, et sensibiliser les élèves à « l'esprit de veille ». [17]

II- Les différents outils de la veille :

Hay L., (2009),

Hay L., (2009), "La veille sur Internet en 5 étapes clés".

D.R.
Licence : Licence inconnue -- D.R.

1) Un développement exponentiel des sources d’informations sur le Web.

Gérer cette masse d’informations sans cesse croissante en la triant la régulant et en l’optimisant. La vielle permet cela dans un contexte automatisé.

Le premier est le Pull : c’est l’approche la plus classique, puisqu’on refait périodiquement les mêmes recherches pour en « tirer » la nouvelle information. L’avantage est l’information est vraiment précisé puisqu’on retire directement tout ce qui n’est pas pertinent. Mais elle comporte beaucoup d’inconvénients puisque en effet la recherche est trop lourde et lente, de plus on risque de la reporter régulièrement à plus tard pour éviter ce travail fastidieux. Il n’y a pas de mise en avant de l’information et de sa nouveauté.

Le Push : l’information est « poussée » de manière automatique vers nous, en fonction de nos préférences et de nos critères (par le biais de flux RSS par exemple). On n’effectue ainsi plus de recherche et on se contente d’évaluer l’information. L’avantage est que cela permet une économie de temps puisque le processus est automatisé, et la veille est ainsi régulière. Mais ce système n’existe pas pour tous les produits et de plus on risque parfois de se faire noyer si nos critères ne sont pas assez précis ou pas les courriels et Newsletters.

Les lettres d'information ou Newsletters : le principe est qu'un mail nous est envoyé dans notre boite mail à une date fixe sur un rythme établi par le site (hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle). Cela permet de savoir rapidement ce qu'il y a de nouveau sur le site depuis la précédente lettre. Il contient soit l'intégralité des nouveaux articles soit une sélection. La mise en forme est différente pour chaque Newsletter. C'est un outil intéressant quand on veut suivre l'actualité d'un site, cela donne une vue d'ensemble.

Mais la lettre peut aussi être indigeste si le site publie beaucoup et même si les nouveautés ne nous intéressent pas, la réception de la lettre se fera quand même. Il faut donc faire son propre tri dans cette lettre. Parfois la temporalité de l'envoi des lettres peut être plus ou moins grande, il est possible que les événements soient anciens voire passées lorsque l'on reçoit la lettre.

Pour affiner la recherche, on peut utiliser les alertes, elles fonctionnent en apparence comme les Newsletters. Il suffit de rentrer son adresse mail et on reçoit des courriers électroniques des nouveautés mis en place par le site. La différence se situe dans le contenu puisqu'il est affiné par l'utilisation de mots clés. Ainsi on ne reçoit que les informations consacrées aux thématiques qui nous intéressent. Ainsi cela nous permet d'effectuer un tri et de nous éviter de recevoir des informations inutiles.

Mais certaines ne sont pas immédiates comme pour la Newsletter, donc certains événements peuvent être déjà passés. De plus le nombre de sites qui propose ce système est encore restreint, bien que Google Alerte permette d'avoir des informations sur tous les sites d'actualités à la fois, puisqu'il s'appuie sur son moteur de recherche.

Les listes de diffusion permettent un partage d'information avec un groupe prédéfini et nécessitent la plupart du temps une inscription. Cela permet de recevoir les informations diffusées par soit le responsable de la liste de diffusion soit par les membres mêmes qui touchent au champ d'études qui nous intéresse. Mais les listes de diffusions ne permettent pas d'élargir la veille au-delà du cercle qui forme cette liste.

Grâce à l’arrivée du Web 2.0, tout un ensemble de technologies a été découvert.

2) Les outils de recherche d'information :

a) Les flux RSS :

Les flux RSS sont envoyés par les sites pour une mise en ligne rapide des nouveautés. Le flux RSS signifie soit Rich Site Summary (résumé de site enrichi) soit Really Simple Syndication (la syndication étant le fait qu’un site met à disposition son contenu pour qu’il soit exploité par un tiers). Le flux RSS a un format intéressant puisqu’il prend la forme d’un titre, du nom de l’auteur et d’un lien URL pour aller vers le site ou avoir accès à un podcast. L’intérêt pour l’utilisateur est de constituer grâce à un agrégateur sa page personnelle contenant les flux RSS des sites dont il veut suivre l’actualité et ainsi permettre en un clic avoir une vue d’ensemble. De plus on peut les récupérer sans se connecter sur les sites eux-mêmes et ainsi les centraliser sur notre page.

Les avantages sont que les abonnements sont anonymes et qu’on ne reçoit pas de spams, uniquement les mises à jour. On ne mélange pas cette veille avec nos mails et on peut à la différence des Newsletters se désabonner facilement. Pour certains cas il est accessible de n’importe où avec une suppression automatique une fois qu’on a fait notre lecture.

Les Flux RRS expliqués aux enfants
Les Flux RRS expliqués aux enfants (Vidéo)

Vidéo

Milan Presse explique simplement les flux RRS
Milan Presse
Licence : Licence inconnue -- D.R.

b) Les agrégateurs :

Les agrégateurs de contenu permettent d'organiser sa veille d'information, en offrant une plateforme personnalisable ou l'on ajoute les sources d'informations de son choix. Ils permettent l’ajout de flux et la possibilité d’exporter et d'importer ces flux par liste. On peut ainsi les classer au sein de la page ou même dans des dossiers. De plus les flux non lus n’ont pas la même couleur que les lus, ainsi on sait où l'on en est dans la lecture.

Exemples d’agrégateurs :

Fermé depuis juillet 2013, Google Reader était l'agrégateur le plus important et le plus populaire, créé en 2005 et classé 7e meilleur outil d’apprentissage en 2010. 

D'autres agrégateurs existent :

Scoop.it : Scoop.it est un service de curation et de partage de veille de contenus web sur un sujet ou une thématique ciblés, présenté sous la forme d'un journal en ligne actualisable en temps réel. Il peut-être utilisé : en veille active ou passive (publier un journal en partageant sa veille, ou s'abonner à des sujets/journaux créés par d'autres utilisateurs) ; en tant qu'outil de promotion d'une expertise ou d'un savoir-faire particulier ; ou encore en synergie avec d'autre réseaux (ex : partager son journal Scoop.it via Twitter, LinkedIn, etc) pour enrichir l'animation de ses comptes sociaux.

Netvibes : créé en 2005 par une startup française et à londonienne et appartient depuis 2012 au groupe Dassault système. Il permet de se constituer un site web personnel articulé en module. Ils sont facile à réorganiser en les déplaçant, ajoutant ou supprimant. Il suffit de créer un compte et se constitue de deux parties, une privée et une publique. Cette deuxième partie permet aux autres utilisateurs de prendre des références et d’alimenter sa propre page. L’avantage de ce site est qu’il contient Netvibes Ecosystem qui est une grande base de données de modules classés par catégories ainsi que des annuaires de flux RSS et podcasts.

c) L’archivage :

L’archivage est une stratégie basique pour garder des pages qui nous intéressent. On peut se les envoyer par mail à soi même ou les ajouter à nos favoris mais ce sont des manières basiques et peu faciles à classer et ranger.

Il y a pour pallier à ce problème le social bookmarking. On peut ainsi stocker de l’information, la classer, consulter de l’information sauvegardée par d’autres et partager la sienne par le biais des signets.

Exemples de bookmarking : Delicious (anciennement Del.icio.us), Diigo, Evernote, Pearltrees ou de manière visuel : Pinterest ou Zootool.

Mais le but de la veille est la rediffusion, il faut donc avoir réfléchi pour ne pas faire de l’infopollution et pour que cela fasse son effet il faut utiliser les bons outils et donner envie.

d) L’e-mail :

L'e-mail est ciblé et donne la possibilité de créer des liens hypertextes qui mène directement aux sites avec une explication et commentaires. Mais il est vite oublié par le destinataire et est peu stimulant puisqu’on a pas accès directement à des liens vivants, surtout si le lien ne nous intéresse pas forcement à la base.

e) Le forum :

Il a l’avantage de ne pas déranger l’interlocuteur et de partager sur un même thème. Cependant le lien est vite perdu au sein du forum s’il est très actif.

3) Les outils de diffusion :

Facebook

Facebook

logo de Facebook
Facebook
Licence : Tous droits réservés -- Copyright

Facebook

Le principe : c’est un site de réseaux sociaux permettant de publier des informations par le biais de statuts, mais aussi de partager des liens, des textes, des photographies etc. On peut contrôler qui a accès aux informations grâce aux outils de confidentialité proposé par le site mais l’utilisateur cède à Facebook les droits de réutilisations sur toutes les données qu’il publie. Il est très utilisé par les institutions entreprises ou les grandes causes car il permet de se faire connaitre rapidement grâce aux partages rapides.

Avantages :

  • Depuis sa création Facebook s’est amélioré pour devenir le site que l’on connait aujourd’hui. La possibilité de s’abonner revient au même que pour Twitter ; on peut ainsi suivre qui l’ont veut sans devoir être « ami » avec la personne.
  • L’information y est partagée rapidement
  • On peut maintenant la suivre via hashtag

Inconvénients :

  • Les comptes Facebook sont souvent très personnels et demande une création de fiche personnelle plus importante que pour Twitter par exemple.
  • La désinformation peut y être rapide et le choix des abonnements plus important.

Facebook propose beaucoup d’applications de jeux et autres qui peuvent être un problème pour certains utilisateurs qui sont adeptes de la procrastination.

Twitter

Twitter

logo de Twitter
Twitter
Licence : Tous droits réservés -- Copyright

Twitter

Le principe : c’est un outil de microblogage qui permet à l’utilisateur après une inscription gratuite, d’envoyer des tweets (« gazouillis ») d’une longueur limitée à 140 caractères.

Avantages :

  •  l’information y est en temps réel ;
  • on choisit qui on suit et donc de qui on tient nos informations ;
  • la possibilité de retweeter avec ou sans changement et particulièrement appréciée, surtout quand on ne touche pas au tweet, tout le monde sait d’où il provient puisque le profil d’utilisateur est celui du premier compte.

Inconvénients :

  • il faut bien choisir ses abonnements pour ne pas avoir affaire à de la désinformation;
  • On trouve de l’information partout dans chaque tweet on peut vite se perdre et procrastiner ;
  • Le suivi des hashtags est fastidieux si on en choisit un qui fonctionne beaucoup. On ne peut pas tout lire. Il faut donc bien savoir choisir ce dernier ;
  • La limite des caractères peut empêcher une vraie critique de l’information.

Netvibes

Netvibes

loge de Netvibes
Netvibes
Licence : Tous droits réservés -- Copyright

Netvibes

Le principe : ce site est un portail Web français personnalisable par le biais de pages onglets. Il est individuel et structurable au sein des différents modules et ainsi il permet d’être réorganisé de manière intuitive. Les modules sont de forme rectangulaire, ils peuvent être supprimés et ajoutés. Il permet d’agréger le contenu en provenance d’autres sites. On peut accéder à sa propre page de manière publique mais aussi importer ses listes d’amis à partir de sa boite mail mais aussi de son réseau social.

Avantages :

  • Agrégateur de contenu, il permet à son utilisateur d’avoir une page personnelle conçue à son goût avec toutes les informations dont il a besoin en un coup d’œil ;
  • Mais il n’est pas qu’un simple agrégateur, il permet aussi d’insérer des Widgets (pour la météo par exemple) permettant de personnaliser encore plus le contenu ;
  • Avec l’insertion des listes d’amis, cela permet un suivi de pages intéressantes et bien conçues en choisissant qui suivre et en allant régulièrement visiter sa page.

Inconvénients :

  • Si on veut suivre beaucoup de pages différentes on peut vite se perdre. Il n’est pas l’outil le plus intéressant pour un suivi de toutes les informations.
  • Il vaut mieux faire une page Netvibes par thème.

Delicious

Delicious

logo de delicious
Delicious
Licence : Tous droits réservés -- Copyright

Delicious

Le principe : un site web social qui permet de sauvegarder ainsi que partager ses marque-pages Internet. On peut de plus les classer grâce à des mots-clés ou tags et y syndiquer son contenu par flux RRS. Les tags utilisés sont choisis par l’utilisateur lui-même, il peut ainsi gérer tous ses marque-pages et même créer des « tag Cloud » ou nuages de mots-clés pour l’ensemble de ses signets. On peut ainsi trouver les marque-pages d’autres utilisateurs qui correspondraient à notre tag, et le fait de s’inscrire permet de retrouver ses marque-pages à partir de n’importe quel ordinateur connecté à Internet.

III- Les limites de la veille :

1) Faire face à la surcharge d'informations :

Internet a permis la démultiplication des informations.

Le risque pour le veilleur est de se retrouver dépassé par cette surcharge informationnelle. Et en même temps, cela crée l'envie de pouvoir maîtriser l'intégralité de ce flux d'information, de ne rien rater, avec un sentiment de « frustration informationnelle » s'il n'a pas connaissance de toute l'information disponible sur les médias. Mais ce besoin d'atteindre l'exhaustivité informationnelle est illusoire.

Le seul moyen pour les veilleurs de faire face à la surcharge informationnelle, c'est de sortir de cette illusion d'exhaustivité. Afin d'y parvenir, le veilleur doit changer de posture et adopter, plutôt que la recherche du « tout informationnel », la recherche de la rareté, qui se concrétise par une analyse des besoins, un ciblage de l'objet de veille, un choix des sources, et une détection des « signaux faibles ». [18]

2) L'information en temps réel a ses limites :

L'information en temps réel représente un défi pour le veilleur. Elle pose plusieurs contraintes :

La multiplicité de l'information trouve écho dans la pratique des réseaux sociaux, qui permettent de produire de l'information en temps réel, information qu'il faut vérifier, analyser, avant de diffuser. Or l'information ainsi démultipliée pose problème au veilleur, qui n'est pas en capacité de tout traiter. Les réseaux sociaux brassent des millions d'usagers, qui tous envoient des informations.(Twitter compte des millions de comptes, il est impossible de suivre tous les tweets qui en découlent). La veille sur les réseaux sociaux s'apparente à de la veille d'opinion, sociétale, de personnes, ou encore d'image.

Cette course à l'information peut aboutir à une « tyrannie de l'instant » : la volonté de ne rien rater se traduit par une lecture en survol de l'information, au détriment d'une réelle analyse de l'information. La « tyrannie de l'instant » pose également le problème de l'appropriation de l'information : en survolant l'information plutôt qu'en l'analysant, le veilleur ne s'approprie pas l'information, et ne construit pas de réel savoir autour de cette information : l'objectif de connaissance et de savoir, essentiel dans un but d'analyse de l'information, se trouve relégué au second plan.

Cela pose aussi le problème de la vérification des sources, qui ne peut être traitée correctement dans un contexte de course à l'information.

3) La vérification des sources : l'évaluation de l'information.

L'information est au cœur de la veille. Et l'une des difficultés principales du travail de veille et de savoir évaluer la fiabilité de l'information. Le veilleur doit constamment évaluer la validité et la pertinence des informations. On retrouve d'ailleurs beaucoup de notions communes entre le domaine de l'évaluation de l'information et la veille : dans les deux domaines, on retrouve les notions de crédibilité, d'autorité, de qualité et de pertinence de l'information.

La question de la crédibilité de l'information est centrale en ce qui concerne le choix des sources. Il s'agit de vérifier la fiabilité des sources. La différence entre les deux domaines est que dans la veille, le jugement de la crédibilité se situe en amont du processus, alors que pour l'évaluation de l'information, elle est en aval.

Compétences communes entre veille et évaluation de l'information : la capacité d'analyse des besoins d'information, la capacité à identifier la source d'une information, et la capacité à extraire l'information pertinente.

LEXIQUE

Abstract : bref résumé d'un article de recherche, thèse, examen, comptes rendus de conférences ou de toute analyse en profondeur d'un sujet ou une discipline particulière, et est souvent utilisé pour aider le lecteur à déterminer rapidement le but de l'article.

Analyse : Analyser, c’est créer un modèle permettant à l’esprit humain de saisir l’intégralité d’une problématique, tout en saisissant les relations entre ses différentes variables (ce qui dépasse la simple décomposition d’un tout en ses parties).
On analyse pour :

Représenter les données de l’observation ;
Comparer, mettre en relation, organiser, hiérarchiser des données homogènes et/ou hétérogènes ;
Diagnostiquer des événements complets à partir de quelques informations ;
Développer des hypothèses, construire des scénarios (combinaison d’hypothèses), vérifier la validité d’un raisonnement, apprécier la cohérence et la vraisemblance des combinaisons possibles ;
Réorienter la veille, alimenter le cycle des questions/réponses.

Ces analyses sont créditées d’une forte valeur ajoutée dans l’aide à la prise de décision stratégique. La tendance est de ne pas considérer le documentaliste « traditionnel » comme légitime pour les produire. [19]

Curation : Elle consiste à repérer divers contenus à partir d'un thème donné, d'en retenir les plus pertinents, de les organiser avant de les diffuser. Elle se distingue de la veille en termes d'objectifs : professionnels pour la veille, personnels pour la curation. [20]

Folksonomie : Système de classification collaborative et spontanée de contenus Internet, basé sur l'attribution de mots-clés librement choisis par des utilisateurs non spécialistes, qui favorise le partage de ressources et permet d'améliorer la recherche d'information. [21]

« Signaux faibles » : Information qui doit signaler une tendance, qui est annonciatrice de ce qui va arriver.

BIBLIOGRAPHIE


- Alloing C., Chantrel F., Raffestin A.-L., Zimmer T., Regards croisés sur la veille.
En ligne http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/49487-regards-croises-sur-la-veille.pdf

- Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, 78 pages.
En ligne http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4.htm.

- Les outils pour la mise en place d’une veille documentaire en ligne, (11-2011). Tutoriel issu d’une formation organisée à la MSH Val de Loire.
En ligne http://msh.univ-tours.fr/sites/default/files/tuto_veille.pdf

- Mesguish V. et al., (2012), "Enjeux et dimensions", Documentaliste – Sciences de l'information 1/2012, Vol. 49, p. 24-45.
En ligne http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=DOCSI_491_0024&DocId=185983&Index=%2Fcairn2Idx%2Fcairn&TypeID=226&BAL=anr2zBkEPfzgw&HitCount=2&hits=45bf+45be+0&fileext=html#hit1

- Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.

- Rapport de l'Ocotillo Information Literacy Group, (1995).

- « Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.
En ligne http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article373

- « Veille informationnelle », Doc TICE.
En ligne http://missiontice.ac-besancon.fr/documentation/index.php/veille-informationnelle/

- http://eduscol.education.fr

- Wikipédia

NOTES

[1] Bernat J.-P. et al. « Les contours de la veille », Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, p. 32-44. En ligne www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4-page-32.htm.

[2] Rapport de l'Ocotillo Information Literacy Group, 1995.

[3] Raffestin A.-L., Alloing C., Chantrel F., Zimmer T., Regards croisés sur la veille. En ligne http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/49487-regards-croises-sur-la-veille.pdf

[4] « Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.
En ligne http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article373

[5] « Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.
En ligne http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article373

[6] « Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.
En ligne http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article373

[7] Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.

[8] Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.

[9] Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.

[10] Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.

[11] Miaux J.-F. (04-11-2010). Mise en œuvre d'une activité de veille, Institut National des Techniques de la Documentation.

[12] Les outils pour la mise en place d’une veille documentaire en ligne, (11-2011). Tutoriel issu d’une formation organisée à la MSH Val de Loire.

[13] Libmann A.-M.« Veille et documentation », Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, p.1. http://www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4-page-1.htm.

[14] Bernat J.-P. et al. « Les contours de la veille », Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, p. 32-44. En ligne www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4-page-32.htm.

[15] Bernat J.-P. et al. « Les contours de la veille », Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, p. 32-44. En ligne www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4-page-32.htm.

[16] Bernat J.-P. et al. « Les contours de la veille », Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, p. 32-44. En ligne www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4-page-32.htm.

[17] « Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.
En ligne http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article373

[18] « Veille et évaluation de l'information », (07-01-2012). Interview d'Alexandre Serres.
En ligne http://documentation.spip.ac-rouen.fr/spip.php?article373

[19] Bernat J.-P. et al. « Les contours de la veille », Documentaliste-Sciences de l'Information (04-2008), Vol. 45, p. 32-44. En ligne www.cairn.info/revue-documentaliste-sciences-de-l-information-2008-4-page-32.htm.

[20] Mesguish V. et al., (2012), "Enjeux et dimensions", Documentaliste – Sciences de l'information 1/2012, Vol. 49, p. 24-45.

[21] http://eduscol.education.fr

 
 

Notes de lecture

Les contours de la veille

Mise en œuvre d’une activité de veille. Le cas de Réseau Ferré de France.

Veille et documentation