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Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Comparatif Cloud
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Le Cloud : Les services de stockage de documents

Les services de stockage de documents

Marine Buttin, Antoine Finel, Florent Reinbold, Master 2 Management du Sport
Aujourd'hui, à l'ère du tout numérique et informatique, le développement du Cloud ne cesse de grandir. Ce service apparaît comme indispensable pour tous les agents.. Citoyens lambas, entreprises, Etats, le Cloud fait partie intégrante de la société, en effet, son utilisation quotidienne permet à tous d'échanger, de créer bien plus facilement et avec une efficacité probante. Cependant, on constate au fur et à mesure du temps que son évolution rapide pose certaines questions. Il est nécessaire de réfléchir à l'avenir de cet outil : le cadre légal par rapport à la loi Informatique et Libertés, la sécurité de ses données entre autres.
(déposé le 2014-11-28 13:59:43)

INTRODUCTION

Les toutes premières idées de partage informatique sont à mettre au compte de John McCarthy qui a créé la technique du temps partagé à la fin des années 1950 qui facilite l’utilisation simultanée d’un même ordinateur. Si il y a une dizaine d’années, on regardait nos photos dans un album et enregistrait nos émissions favorites grâce au magnétoscope, de nos jours, l’utilisation du cloud est une pratique courante, il y a quelques années, il s'agissait clairement d'une révolution aussi bien pour les particuliers que pour les entrepreneurs. Selon plusieurs sources, le cloud existait déjà depuis un certain nombre d'années sous d'autres noms comme par exemple ce qu'on appelait, l' « hébergement sur serveur ». L'utilisation de ces pratiques étaient clairement très limitées puisque les coûts très importants et la lenteur des différents processus utilisés ne permettaient pas l'utilisation que l'on peut connaître aujourd'hui. Pour bien s’imaginer ce qu’est le cloud, il s’agit de faire une représentation de l’internet comme un nuage. Nous rentrons réellement dans une nouvelle phase industrielle de l’internet avec un déplacement des serveurs “dans les nuages”. Ces changements de pratiques suivent les évolutions informatiques, le cloud est donc apparu en toute logique avec la multiplication des des terminaux de lecture mobiles et une production de données en flux continu.

L'origine du cloud vient du début des années 2000 et plus précisément en 2002 avec Amazon Web Services. Ce géant de l'internet s'est vu dans l'obligation de louer des ressources à des entreprises afin de pouvoir satisfaire entièrement les nombreuses demandes lors des fêtes de noël. La démarche a alors connue un franc succès puisqu'elle a permis de répondre à toutes les demandes et elle a assurée une majorité du chiffre d'affaire du site. Les entreprises n'ont donc pas à ses soucier de l'investissement en machines de stockage et de la gestion de ces dernières.

Pour faire simple, l'apparition et le développement du cloud est principalement dû à la généralisation des accès à internet aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Mais aussi grâce à l'augmentation considérable de la puissance des équipements informatiques. Aujourd'hui, la majorité des personnes utilisant un smartphone ou bien se rendant sur internet utilisent le cloud sans le savoir rien qu'en se rendant sur leur boîte

Chronologie du Cloud

Chronologie du Cloud

Evolution du Cloud de 1970 à aujourd'hui

Le cloud se traduisant en français par le mot « nuage », est “l’accès via le réseau, à la demande et en libre service, à des ressources informatiques virtualisées et mutualisées.” (Hervé Le Crosnier, cours de Culture Numérique). En fait, il désigne un stockage à distance rendu possible par un navigateur web, en opposition aux données que l’on peut stocker sur des supports ayant des capacités de stockage limitées (disque dur, DVD, clé USB, mp3…). Il permet ainsi de sauvegarder n’importe quels fichiers (photos, vidéos, musiques, documents, contacts, mails, calendriers…) sans qu’ils ne prennent de la place sur notre disque dur. Ils peuvent également être consultables par plusieurs utilisateurs à la fois, depuis plusieurs postes de travail de natures diverses (ordinateur, tablette, smartphone).

Le Cloud

Le Cloud

Licence : Licence inconnue -- D.R.

Aujourd’hui, le cloud est devenu un marché que plusieurs entreprises exploitent soit pour leurs clients (Deezer, les opérateurs de téléphonie mobile, Dropbox…) ou soit pour les entreprises elles-mêmes (Dropbox for Business, Cloud Paritel pour IBM…, SFR Cloud Business Store…). Nous verrons que ces deux utilisateurs n’ont pas une totale confiance en le cloud, notamment à cause de la protection des données qui n’est pas encadrée et dépend des conditions générales d’utilisation de l’exploitant qui souvent ne sont pas connues du grand public ; des faillites de certaines entreprises qui renforcent l’inquiétude du suivi de nos données personnelles ; des « affaires à scandales » comme l’affaire Jennifer Lawrence  qui ne rassurent pas les utilisateurs sur la confidentialité et la sureté du cloud.

Ce document suivant nous permettra de faire une analyse du Cloud que ce soits on  marché et son fonctionnement mais aussi d’apporter un regard critique par rapport à son évolution dans le temps avec des questionnements sur la sécurité des données, des libertés individuelles en terme de confidentialité entre autres.

Plan de l'article

Plan de l'article

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PARTIE I - Le marché des services de stockage de documents

A.Quelles sont les différentes offres?

Dans un premier temps, il est important de faire la différence entre trois catégories de services puisqu’on identifie:

- IaaS: “Information as a Service” qui correspond principalement aux différents sujets que l’on va aborder dans cette synthèse puisqu’on y place notamment, le stockage de documents;

- SaaS: “Software as a Service” qui littéralement signifie logiciel en tant que service qui permet la mise à disposition d’applications aux consommateurs intéressés;

- PaaS: “Platform as a Service” qui permet en quelque sorte de posséder un serveur à distance.

Aujourd’hui, les offres de stockage de documents dans le cloud sont aussi nombreuses que différentes. En effet, il existe un nombre incalculable de prestataires qui proposent des conditions d’utilisation qui nécessite de bien choisir son service de stockage de documents. Lorsque certains utilisent une clef USB pour enregistrer leurs documents, d’autres utilisent des services de stockage en ligne afin d’enregistrer, transporter ou partager des photos, des films ou bien même de la musique. Il existe différentes façons de stocker ses documents dans le cloud puisqu’on différencie aujourd’hui, le cloud public du cloud privé.

Le cloud public et l’exemple de Dropbox:

Comme le définit le site ComputerLand, “le Cloud public ne veut pas dire que les données sont accessibles à n’importe qui, mais uniquement que vos données sont hébergées sur une multitude de serveurs eux-mêmes accessibles par un nombre déterminé d’utilisateurs”. Ce même site identifie des avantages mais aussi quelques inconvénients de cette forme de Cloud puisque selon Yann Rolland, le cloud public est “rapide et peu coûteux à mettre en place et s’adapte rapidement à l’augmentation en besoins de stockage” mais ce dernier met aussi en avant qu’il n’est pas spécialement adapté à tous les besoins de stockage et plus on utilise cette forme de stockage, plus elle est chère.

Le principal avantage que le cloud met en avant est avant tout sa fonctionnalité. En effet, lorsqu’on stocke un document de n’importe quelle nature, ce dernier est accessible sur n’importe quel terminal du moment que ce dernier possède une connexion à internet. Ce service est donc utilisé aujourd’hui par une grande partie des utilisateurs informatique ce qui a vu l’apparition d’un nouveau marché pour les plus connus de la technologie. Nous allons donc essayer d’effectuer un tour d’horizon des prestataires les plus importants sur le marché du cloud public tout en se penchant d’un peu plus près sur un des pionniers qui est Dropbox.

D’un point de vue historique, Amazon est l’un des premiers à avoir ouvert un service de stockage pour le grand public à travers son offre, Cloud S3 qui a vu le jour en Novembre 2007en Europe. En plus d’être l’un des pionniers du cloud, ce service montre aussi très bien l’évolution de ce service qui na cessé d’augmenter depuis son apparition. On peut voir au sein du tableau ci dessous, le nombre de fichiers enregistrés sur ce service depuis son apparition, soit un nombre de fichier multiplié par 100 en l‘espace de 5 ans:

Evolution du nombre de fichiers enregistrés

Evolution du nombre de fichiers enregistrés

Licence : Creative commons by-nc-sa

Le plus connu des géants d’internet a lui aussi son service de stockage en ligne puisque Google a lancé Google Drive le 24 Avril 2012. Aujourd’hui ce service est considéré comme “l’un des ténors en matière de stockage en ligne” selon Tom’s Guide. D’après cet article, ce service d’hébergement sait vraiment tout faire ou presque puisque “associé à Google Docs, on peut aller encore plus loin, toujours sans installer le moindre logiciel : on a ainsi le moyen d'éditer des documents, de travailler sur des présentations, de composer des petits schémas ou de mettre en forme des tableaux complexes.”

En plus de ces services, les deux développeurs les plus connus qui sont Microsoft et Apple ont eux aussi mis en place leur système de stockage de documents dans le cloud. Le plus connu d’entre eux est sans doute Icloud développé par Apple et qui a sorti sa première version à la fin de l’année 2012, une année très propice en ce qui concerne les différents services de stockage de documents. Le célèbre Steve Jobs le définissait alors comme “une révolution numérique, prenant la place de l'ordinateur comme lieu central de collection des données (sous toutes ses formes : applications, musique, photos, calendriers, carnet d'adresses, documents)”. Ce système permet donc de gérer tout types de documents sur les terminaux Apple et donc de posséder par exemple ses photos à la fois sur son Iphone et sur son Ipad. Microsoft a aussi mis en place un système de stockage de documents et d’applications à travers le service autrefois appelé SkyDrive et qu’on retrouve actuellement sous le nom de OneDrive. Il y a deux possibilités d’utiliser ce service soit “à travers un navigateur web, en téléchargeant des fichiers sur un serveur, en les récupérant sur son ordinateur au besoin et en les partageant avec des amis ou avec tous les internautes ; ou à travers le logiciel OneDrive qui permet une synchronisation rapide entre OneDrive et les supports informatiques compatibles.”

Il semble important de se pencher d’un peu plus près sur un des prestataires qui semble tenir le bon bout sur le marché du stockage de documents sur le cloud. Il s’agit de Dropbox qui est connu d’une grande partie des utilisateurs de ce genre de service pour sa simplicité. Le système reste le même puisque ce service comme les autres permet de consulter et modifier des documents sur différents terminaux sans se soucier de la place que ces derniers utilisent. Cette entreprise a été fondée en 2007 et le service officiellement lancé en 2008. Ainsi sur la page wikipédia de l’entreprise, on voir que Dropbox:

- permet la synchronisation des fichiers stockés sur différents ordinateurs

- fonctionne de manière transparente (les sauvegardes et synchronisations sont automatiques)

- le site web permet d'accéder à une copie des fichiers, mais également à leurs versions successives et à une copie des fichiers détruits.”

(No title provided)

Dropbox
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En terme d’efficacité économique, Dropbox se révèle être l’un des tout meilleur en cette période de crise économique. En effet, dans un articles paru dans Challenges début 2014, on se rend compte que son chiffre d’affaire est en train d’exploser ces dernières années. En 2013, l’entreprise table sur plus de 200 millions de dollards soit presque deux fois plus qu’en 2012 (116 millions de dollards). Dropbox franchit donc un nouveau cap avec une valorisation qui atteint désormais presque 10 milliards de dollards. On apprend à travers cet article qu’avec cette levée de fond, l’entreprise se fixe deux objectifs qui sont d’être plus présent auprès des entreprises (4 millions d’entreprises utilise Dropbox) et de relayer toujours un peu plus la concurrence au second plan. Cependant, l’introduction en bourse n’est pas d’actualité, Drew Houston, un des co-fondateur de Dropbox estime que “C’est quelque chose que, je suis sûr, nous ferons au bout d’un moment, mais actuellement, c’est vraiment agréable de seulement se focaliser sur le fait de recruter, construire de bonnes fondations, et créer la prochaine génération de remarquables produits qui nous enthousiasment énormément”.

Après ce léger tour d’horizon des différents prestataires en terme de stockage de documents sur le cloud, il est clair que les offres sont toutes différentes les unes des autres. Nous verrons donc un peu plus loin dans ce document que comme de nombreux marchés, les modèles économiques sont très variés. Après avoir vu les différents acteurs du cloud public, nous allons essayer de comprendre comment fonctionne le cloud privé.

Le cloud privé: quelles différences?

A la différence du cloud public qui lui est principalement mis à la disposition des particuliers, le cloud privé est lui en grande partie destiné aux entreprises. Le site Cloud-Experience, spécialisé dans le domaine nous explique qu’il s’agit de différents types de ressources mises à dispositions aux entreprises. “Les ressources peuvent être géographiquement situées dans le périmètre de l’entreprise (on parlera d’un cloud privé interne) ou chez un intégrateur/service provider (on parlera d’un cloud privé managé ou hosté).”

Contrairement au cloud public, avec le cloud privé, vous n’avez qu’un seul et même serveur  pour gérer l’ensemble des données pour tous les utilisateurs. Si l’on se réfère encore une fois au site ComputerLand.fr, “Pour la plupart des sociétés, le Cloud privé a un coût fixe en fonction du type de serveur utilisé et de la maintenance qui est associée. Parfois, le prix peut aussi varier en fonction du nombre d’utilisateurs. A l’inverse, le gros avantage du Cloud privé est d’avoir un contrôle beaucoup plus complet sur ses données et sur son infrastructure. Elle sera en effet bien plus adaptée à ses besoins, mais elle risque d’être plus coûteuse.” Au final à travers le cloud privé, l’entreprise cherche réellement une vraie mutualisation et un partage des ressources informatiques.

On a donc vu qu’il  y avait un vrai marché en ce qui concerne le cloud public mais c’est aussi le cas pour le cloud privé. Ils sont certes moins connus, mais il existe bien le petit frère de Dropbox en ce qui concerne le cloud privé. Bien qu’ils soient moins nombreux, ces prestataires sont tout aussi moins connus, c’est pourquoi nous n’allons pas mettre en avant une liste toute aussi importante que la précédente mais parler d’un seul logiciel qui est OwnCloud. En évitant de rentrer dans des détails trop complexes, on peut dire qu’à la différence de Dropbox ou Google Drive pour ne citer que deux alternatives commerciales, vos fichiers sont sur un serveur que vous contrôlez, soit chez vous, soit hébergé chez un prestataire en qui vous avez confiance. Ce genre d’application concerne donc comme on a pu le voir les entreprises mais aussi des particuliers qui possèdent des connaissances assez développées en la matière pour pouvoir mettre en place leur propre cloud privé. Ce service de cloud privé a donc été lancé en 2010 toujours dans un soucis de confidentialité afin de rendre aux utilisateurs le contrôle de leurs données dans le cloud et apporter une certaine alternative au cloup public en mettant en avant la flexibilité et la sécurité.

B. Comment bien choisir son cloud (particuliers)?

Comme on a pu le voir précédemment, les différentes offres que proposent les prestataires en terme de cloud sont nombreuses. En effet, il y en a pour tout le monde puisque les modèles économiques des acteurs sont très variés. Il s’agit à première vue d’un marché plutôt important puisque les utilisations sont assez différentes selon les personnes qui l’utilisent. Lorsqu’un particulier utilise un service de cloud, celui-ci est dans un premier temps gratuit jusqu’à une certaine utilisation de place. Il est alors question d’une pratique que l’on peut considérer comme marketing que l’on développera un peu plus tard qui se nomme le prix d’appel.

Pourquoi les modèles économiques des différents acteurs sont aussi variés, Dharmesh Mehta, le responsable de SkyDrive chez Microsoft l’explique du fait que les utilisations ne sont pas les mêmes. En effet, il dit que “les modèles économiques peuvent reposer sur le stockage payant et la vente d'applications. Ou le service peut être conçu pour rendre les produits d'une marque plus attractifs, comme le fait Apple avec iCloud ou comme nous le faisons avec SkyDrive. Enfin, d'autres acteurs visent le marché des recettes publicitaires”. Les utilisations différentes de ces services justifient en grande partie les différences entre les nombres d’utilisateurs. En effet, si on se réfère à un article paru dans Le Figaro en 2012, le nombre d’utilisateurs peuvent être du simple au double d’un prestataires à l’autre. Par exemple, “En nombre d'utilisateurs actifs, Apple, qui a revendiqué plus de 125 millions d'utilisateurs dont 96% utilisent le service gratuitement, mène la danse. Dropbox, avec un total de 50 millions de comptes, vient ensuite. Fin mars, près d'un an après le lancement de son service remodelé, SkyDrive comptait 17 millions de membres dans le monde, dont 2 millions en France selon Médiamétrie”. Ces chiffres sont datés d’un peu plus de deux ans mais ils montrent bien la domination d’ICloud qui s’explique par l’utilisation quasi-automatique du service par toutes les personnes possédant un appareil Apple.

Comme pour de nombreux services, de plus en plus de comparateurs en ligne se développent et c’est aussi le cas pour choisir son cloud. En ce qui concerne ces comparateurs, ces derniers utilisent et mettent en avant plusieurs critères pour chacun des prestataires. En effet, ils vont comparer le prix des différentes offres, leur capacité de stockage, les possibilités de mobilité ou bien encore les fonctionnalités de partage.

Au final, il est difficile d’établir un classement des différentes offres de stockage en ligne gratuites puisque comme on a pu le dire un peu plus tôt, les usages sont autant nombreux que les offres de stockage. Selon Bruno Mathieu qui a effectué une étude comparative de ces offres, “Si vous avez besoin d'un espace offrant de nombreuses fonctionnalités, notamment en matière d'édition, force est de reconnaître que Google tient la dragée haute à ses concurrents. Sur Google Drive et les différents services associés (Google Plus, Google Docs...), on peut absolument tout faire. Alors certes, Google souffre d'une mauvaise réputation quant à la sécurisation des données que vous lui transmettez. Mais c'est aussi le cas de la plupart de ses concurrents. “


La majorité des offres fonctionnent de la même manière avec une offre gratuite dans un premier temps puis par la suite une offre payante. Cette première offre gratuite suit le système du prix d’appel ou bien encore du freemium. de façon générale, c’est définit comme un modèle économique associant une offre gratuite, en libre accès, et une offre « Premium », haut de gamme, en accès payant. La principale fonction de ce genre d’offre pour les prestataires est d’attirer les utilisateurs à payer après avoir tester la version gratuite. Pour exemple, nous avons pris l’exemple d’un comparateur qui est www.cloudpersonnel.fr qui référence plusieurs prestataires comme Google Drive, Dropbox ou encore SkyDrive. On se rend compte que l’offre gratuite la plus intéressante est celle de Google Drive qui met à disposition 15 Giga. Pour ce qui est de l’offre payante, DropBox se positionne plutôt bien ce qui peut justifier son franc succès ces dernières années. Il s’agit clairmeent d’un mode paiement à la carte, puisque l’utilisateur va en effet payer uniquement ce qu’il consomme. Le prix peut être calculer de plusieurs manières différentes puisqu’on peut se baser soit sur la durée d’utilisation, le volume de données stockées et transférées ou encore la quantité de bande passante utilisée. On se rend compte que les prix de départ peuvent s’avérer être très bas mais la facture peut monter assez rapidement si l’utilisation du cloud devient quelque chose d’assez courant.

Comparatif Cloud

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C. Le Cloud: Quelle utilité pour les entreprises?

Nous avons pu voir au sein de la partie précédente qu’un grand nombre de particuliers utilisent les services du cloud de façon régulière ou non et de façon consciente ou inconsciente. On a pu voir que cette pratique est présente depuis un certains nombre d’années et c’est au tour d’autres acteurs d’utiliser les services du cloud. En effet, il s’agit pour les entreprises d’une pratique plus récente comme on peut le voir dans un article paru sur le site Les Echos. Pour eux,” les entreprises ont longtemps trainé des pieds” sans doute pour des raisons de confidentialité, même si dans la situation actuelle, ils sont clairement en train de rattraper leur retard.

Pour Julie Olivier, auteur de cet article, l’utilisation du cloud pour les entreprises “permet d’ajuster en quelques minutes le dimensionnement de ses infrastructures informatiques et de ses licences logicielles”. La principale raison pour les entreprises et en particulier les start-up, c’est qu’il n’y a pas besoin d’installer les logiciels sur chacun des postes de travail de l’entrperise et le fait de gérer des serveurs en interne est une histoire ancienne. De nombreux milieux profitent de l’offre du cloud, que ce soit avec des logiciels lourds pour des architectes ou bien pour des simples logiciels de gestion. C’est aussi pour eux, une réelle possibilité de travail en temps réel comme nous pouvons le faire sur la rédaction du dossier sur Google Drive, chacun de nous a accès au document sous sa dernière version. Plusieurs responsable de PME, nous mettent en avant dans cet article, la facilité grâce au cloud d’accéder en temps réel aux dossier en cours. Si l’on se réfère à Céline Forest une responsable de projet dans une grande entreprise, pour ele, “L’utilisateur dispose de la dernière version du projet sur lequel il travaille sur le terminal de son choix : PC, smartphone, tablette… C’est indispensable aux commerciaux et le cloud mobile est très apprécié des jeunes générations”. On se rend compte aussi que ce service peut devenir à terme une réelle source d’innovation pour les entreprises.

On peut prendre l’exemple intéressant et très parlant de Stéphane Clément, PDG de Proservia et qui affirme que dorénavant “il fait passer presque tout son informatique par le nuage”. Pour cette entreprise, le passage au cloud s’est fait en plusieurs étapes avec en premier lieu, les serveurs puis ensuite la messagerie, la bureautique et les logiciel de gestion. Presque mais pas tout se trouve dans le cloud pour cette entreprise puisque “Seule exception : les données confidentielles et les projets les plus sensibles restent hébergés dans les serveurs internes”. Pour cette entreprise qui est présente sur 16 sites en France, le cloud est donc un réel avantage qui avoisine la somme non négligeable de 250 000€, sûrement le prix du confort pour cette entreprise.

Tout comme les particuliers, les besoins en terme de cloud sont différents selon les entreprises et elles bénéficient elles aussi d’un large choix entre cloud privé, public ou hybride, que l’on a pu développé un peu plus tôt dans ce dossier. Bien que souvent la première forme de cloud utilisée par les entreprises est celle du cloud public. Cependant, la question de la confidentialité et la sécurité des données est un vrai problème pour les entreprises qui n’hésitent alors pas à faire appel au cloud privé qui permet en plus de la sécurité, une vraie qualité de service”. Il est donc flagrant, que le cloud peut être aujourd’hui un véritable plus dans une entreprise en ce qui concerne leur fonctionnement informatique. Pour Julie OLIVIER et Les Echos, le passage au cloud pour une entreprise s’effectue en 6 points:

- Cerner les besoins de l’entreprise;

- Identifier le degré de sécurité nécessaire;

- Sélectionner un data center adapté;

- Définir les possibilités d’accès pour les membres de l’entreprise;

- Avoir une bonne connexion;

- Prévoir le fait de rapatrier ses données.

D. Comment l’utilise-t-on ?

Aujourd’hui il est possible de synchroniser tous nos appareils (smartphones, tablettes, ordinateurs portables) avec notre cloud. Souvent cette synchronisation se fait automatiquement, on a donc pas besoin de mettre “manuellement” chaque photo, musique, vidéo, contact sur tous ces appareils, car ils sont tous reliés les uns aux autres grâce à notre cloud.

Pour ce qui est de nos photos et vidéos, il suffit d’une connexion Wifi pour que nos photos se retrouvent dans notre “flux de photos” et ainsi les trouver sur tous nos appareils. Une photo ou vidéo que l’on aura pris avec notre smartphone se retrouvera alors sur notre ordinateur ou notre tablette, et vice versa. A noter, nos albums présents sur Facebook peuvent également se retrouver sur notre smartphone ou autre, il suffit de synchroniser son compte Facebook avec son cloud.

Pour ce qui est des musiques, on peut également les synchroniser avec nos appareils comme pour les photos et vidéos. Il existe en plus des plateformes de stockage de musique comme Deezer ou Spotify, qui permettent d’avoir toutes les musiques que l’on souhaite, n’importe où et hors connexion internet, en échange d’un abonnement. Ces musiques sont stockées sur un serveur dans un datacenter qui nous les transmet dès qu’on veut écouter de la musique, même si on voyage dans le monde entier.

Enfin, on peut importer nos calendriers, nos contacts ou nos e-mails sur une même application, qui pourra ensuite les retransmettre sur nos smartphones, tablettes ou ordinateurs. Par exemple, si l’on possède plusieurs boites mails, on peut toutes les regrouper à un seul endroit, en ajoutant les adresses mails correspondant aux comptes sur le cloud. Par exemple, on peut ajouter un compte G-mail (Google) et un compte professionnel (Webmail) sur le iCloud d’Apple. Ainsi on pourra consulter tous nos mails de ces deux boites mails sur une seule application “Mail”.


 

Partie II - Les data centers : le lieu industriel du cloud computing

A. Qu’est-ce qu’un datacenter ?

On a vu que le cloud avait un aspect virtuel, non palpable, que l’on ne peut pas mesurer, mais pourtant il existe bien un endroit physique où l’on peut retrouver toutes les données d’un cloud : les datacenters traduits par “centres de données”. Il s’agit d’immenses entrepôts électroniques, généralement privés, regroupant de multiples serveurs afin de délivrer des données informatiques à tout moment. Selon l’étude d’Emerson network Power de 2011, il existe un peu moins de 510 000 datacenters dans le monde soit une surface de plus de 26 millions de mètres carrés, ce qui équivaut à environ 3300 terrains de football. En France, il en existe environ 130 datacenters selon les journalistes d’Envoyé spécial sur l’émission du 9 janvier 2014. Ce site Datacentermap.com répertorie les datacenters et les cloud server sur la carte du monde.

Carte des DataCenters dans le monde

Carte des DataCenters dans le monde

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Source : datamap.com

Derrière cet espace de stockage, il y a bien sur des personnes qui gèrent la maintenance des appareils, qui “produisent les nuages”. Ces nuages sont des espaces de stockage situés dans des armoires (appelées baies) que les entreprises louent pour pouvoir mettre leurs données à l’intérieur. Cependant, ces données sont également copiées dans d’autres datacenters au cas où ces données soient perdues dans le premier datacenter : c’est la duplication automatique (voir les enjeux de la duplication automatique au III-C). 

De plus, les datacenters sont pensés pour ne pas perdre leur puissance informatique ni les données qu’il contiennent. Par exemple il y a la technique du “fail over” à savoir si un des milliers d’ordinateurs tombent en panne, on le remplace ainsi l’usager a toujours la même puissance informatique ; et la technique du “load balancing” où il s’agit de faire en sorte de rééquilibrer les charges des ordinateurs vers celui qui est le moins chargé quand un usager demande plus de puissance informatique.

On se doute bien que ces datacenters sont censés être surs et sécurisés pour pouvoir garantir la confidentialité et la non destruction des données des entreprises ou des particuliers. Pour cela les data centers sont très équipés : de nombreux contrôles d’accès comme la vidéo surveillance 24 heures sur 24 ou encore des badges magnétiques voire biométriques ou bien des mécanismes de détection d’intrusion ; de nombreux contrôles anti-incendie grâce aux systèmes de détection d'incendie par analyse de particules et au système d'extinction d'incendie par gaz. Il faut également palier au problème de température (humidité, surchauffe des appareils), ce qui engendre des systèmes de climatisation pour refroidir le datacenter. À titre d’exemple, “un datacenter de 1000 m2 dont la puissance dissipée au mètre carré est de 1000 watts présente une consommation élec­trique annuelle d’environ 4 300 MWh pour le seul conditionnement d’air effectué à l’aide d’un système de climatisation en recyclage” (Rapport de la Syntec numérique, juin 2011, p 10)

DataCenter

DataCenter

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B. Le problème écologique et environnemental des datacenters

Nous l’avons vu, un datacenter est très demandeur en énergie. Le problème c’est qu’il faut sans cesse alimenter en électricité les appareils, afin qu’il n’y est aucune coupure car une interruption même de très courte durée peut avoir d’énormes conséquences pour les entreprises ou pour les clients hébergés. Il existe donc un système de “secours” pour palier les coupures et/ou les surtensions : ce sont les ondulateurs. Ils “sont couplés à des réseaux de batteries destinées à assurer la transition lors des coupures de faible durée. Les onduleurs, au même titre que tous les équipements électriques contribuent à la consomma­tion électrique du datacenter” (Rapport de la Syntec numérique, juin 2011, p10).

Mais toute cette demande en énergie (alimentation des serveurs, climatisation, ondulateurs…) a un coût. En effet, selon le rapport du 6e Livre Vert de Syntec Numérique de juin 2011, un datacenter de 10 000 m2 va consommer autant qu’une ville moyenne de 50 000 habitants. Cela pose un vrai problème en matière d’écologie et d’environnement. D’après le rapport de Greenpeace “How clean is your cloud ?” d’avril 2012, les datacenters représentent 2% de la consommation de l’énergie mondiale entrainant de larges émissions de CO2. Ainsi les grosses enseignes essaient davantage de privilégier les “green datacenter” notamment en utilisant les énergies renouvelables (à la place du charbon et du nucléaire) pour produire l’électricité nécessaire au fonctionnement du datacenter, tout en maintenant une efficience et une puissance énergétique semblable à celle d’aujourd’hui. C’est par exemple le cas de Google, qui alimentera son futur datacenter en 2016, situé au nord des Pays-Bas, grâce à des éoliennes.

PARTIE III - Les enjeux du cloud

Les nouveaux enjeux du Cloud, entre liberté et (in)sécurité.

Le Cloud fait aujourd’hui parti intégrante de la société. L’’individu est constamment connecté, partout et à toute heure. On constate que la nature de ses données n’est pas un critère pour utiliser le Cloud, on utilise le Cloud pour tout : Agenda personnel, diffusions de photos,  échange de données confidentielles, etc. De multiples utilisations qui ne font pas l’objet d’une attention particulière et qui se retrouvent sur le Cloud. C’est à ce moment précis que se pose les questions de la protection de ses données. Comment sont protégées ses données ? Qui peut y en avoir accès ? Qui peut les utiliser ? Les réponses à ces questions sont d’une réelle importance, problème de protection de la vie privée, de liberté, de droit intellectuel entre autres.

Dans ce paragraphe, nous allons prendre conscience que le Cloud, n’est pas un outil parfait mais est sans aucun doute un outil pernicieux soulevant de nouvelles problématiques.

A.Vers une évolution du Droit Informatique et Libertés :

Article 1 de la loi relative à l’informatique et libertés :

"L'informatique doit être au service de chaque citoyen. Son développement doit s'opérer dans le cadre de la coopération internationale. Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.''

De facto, nous pensons que nos données sont personnelles sur le Cloud, qu’elles nous appartiennent et que seules les personnes concernées peuvent y avoir accès. Cependant qu’en est-il vraiment ?

L’article premier de la loi concernant ce point pose les postulats sur l’informatique et les libertés de chaque citoyen. Cependant, cette loi est-elle assez précise pour protéger efficacement les citoyens ?

Ces dernières années, les utilisateurs de réseaux sociaux, de services de Cloud, de navigateurs internet se plaignent d’être constamment surveillés et utilisés à tout va par les sociétés pour motifs commerciaux. Les bases de données clients sont maintenant des atouts commerciaux pour les sociétés du fait de leurs pertinences et de leurs valeurs. Cette vigilance de plus en plus forte de la part des utilisateurs est sans doute légitime. Pourquoi ? Du fait de la collecte de données des sociétés sans réelles autorisations ou tout du moins connaissances des règles du jeu. En effet, les sociétés du Cloud ou réseaux sociaux ne cessent de cumuler des informations sur les utilisateurs.   Celles-ci se couvrent de manière arbitraire, derrière des conditions générales d’utilisations sur lesquelles on peut discuter de la légalité des textes. Notamment des termes qui autorisent la cession d’informations à des tiers ou pour du ciblage commercial.

Selon une étude, il faudrait 25 jours pour lire toutes les CGU de toutes les plate-formes que nous utilisons chaque année, il est donc fortement probable que très peu d’utilisateurs ne lisent pas ces CGU, cependant c’est ici que sont inscrits toutes les règles d’utilisations ( accès, utilisations , etc ) de nos données. C’est donc le nouvel enjeu du web et du droit à la liberté et informatique.

Ci-dessous, un extrait des CGU de facebook :

CGU de Facebook

CGU de Facebook

facebook
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B.Des données insécurisées.

Au delà de cette problématique qui résulte d’un contrat comprenant des clauses légales ou non, on constate une insécurité certaines des documents sur le « Nuage ». Ici, nous allons parler de « vols » des données. La protection des données est plus difficile lorsqu’il s’agit de données sur le nuage que de données stockées en réseau fermé : S'accaparer un disque dur semble plus difficile que d’intercepter des données volantes. En septembre 2014, une affaire concernant des photos de stars dénudées se retrouvant sur la toile sans avoir l’autorisation des personnes concernées. Le Cloud est ici en cause car ces photos devaient rester privées mais étant dans le nuage et mal protégés, se sont donc retrouvés à la vue de tout le monde. Jennifer Lawrence a réussi après une plainte à faire plier Google qui a du effacer les sites où apparaissait l'actrice nue dans ses pages de recherche. Ceci étant dit, on se doute qu'elle a pu arriver à cela grâce à sa notoriété et son cabinet d'avocat. Pour un citoyen lambda, probablement impossible à réaliser aujourd'hui. Simple inattention ou hacking de compte, le constat reste le même, des données sensiblement privées et confidentielles se retrouvent sur la place public et peuvent avoir des conséquences néfastes pour le propriétaire. La force du Cloud qui réussit à réunir toutes les informations d’un individu reste aussi sa faiblesse, en effet il suffit alors d’obtenir un mot de passe, ou de réussir à accéder à une cession de compte pour acquérir l’ensemble des informations d’un individu. Adresse, état civil, bulletin de paie sont autant de documents qui permettent la violation de la vie privée, la fraude  ou l’usurpation d’identité.

Cloud : Synchronisation multi-terminale

Cloud : Synchronisation multi-terminale

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De récents problèmes sont apparus lors de vols ou pertes d’objets connectés tels que les Iphones/Ipads qui sont synchronisés sur le Cloud, c’est à dire qu’un document est sauvegardé simultanément sur les deux objets. Le Cloud et son accès multi-terminal est donc une force, que ce soit pour la sauvegarde des données, que dans le fait que la donnée est accessible partout. Il y a malgré tout un souci que le document soit transféré au mauvais destinataire par erreur ou par synchronisation non volontaire. Attention lorsque vous cédez un ordiphone ou un objet connecté, il ne faut pas oublier de déconnecter la fonction. Il est donc très important de bien réguler son activité sur la toile afin de ne pas laisser de données sensibles pouvant être pirater ou utiliser sans autorisations de son propriétaire. 

L'affaire Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat sous le gouvernement de G.Bush de 2005 à 2009 et impliquée très largement dans le projet de récolte de données par la NSA. Cette  gigantesque campagne pour recueillir des informations, des données de citoyens et des chefs d'Etat étrangers sous couvert de contre-espionnage a déchainé les observateurs, citoyens et politiques du monde entier.
 Le fait que cette politicienne se retrouve ensuite au board de Dropbox, l'un des leaders sur le Cloud a fait débat et a crée polémique. On peut en effet penser aux clients du prestataires qui retrouvent une pro-espionnage au coeur du stockage des données. Les données sont-elles en sécurité ? La question peut se poser. 
NSA Cloud Back Up ( A voir )
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C. Vers le cloud souverain : la solution à l’espionnage des données ?

La duplication automatique des données peut être faite soit dans un datacenter en dehors de son pays ou soit dans le même pays. Cette dernière option est ce qu’on appelle le cloud souverain. On pourrait le définir en une phrase simple : les données françaises doivent rester en France, et non aux États-Unis ou en Suisse ou en Grande-Bretagne... En effet, les grandes entreprises qui possèdent un datacenter ne souhaitent pas que leurs données soient accessibles par une autre entreprise ou un autre pays, au risque de voir certaines données confidentielles exploitées par leurs concurrents, mais également pour garder une indépendance nationale.

On peut donner l’exemple de l’affaire Edward Snowden (juin 2013), un ancien agent informaticien de la NSA (National Security Agency), l’agence de renseignements américaine, qui pouvait surveiller n’importe quelle personne dans le monde, en s'immisçant dans les clouds des grandes entreprises étrangères comme Facebook, Microsoft, Apple regroupés dans la société américaine Prism. Suite à cette affaire, certains pays comme la Suisse  ont décidé de créer leur propre cloud souverain afin de garder leurs données en lieu sûr, ou encore comme le Brésil de décider de construire un câble jusqu’à Lisbonne pour ne pas passer par les États-Unis.

Le cloud souverain serait donc un bon moyen de garder les données surtout les plus confidentielles, en un lieu sûr et connu, afin que les concurrents des autres pays ne puissent y avoir accès.

Le Cloud est donc un enjeu individuel, collectif et étatique car il concentre toutes les données sensibles de chaque agent. Nul doute que la législation doit se concentrer sur ce nouvel aspect de la société moderne. 

CONCLUSION

Au fil du temps, le prix de la mémoire a diminué d'une façon considérable en partie avec des outils de sauvegarde comme la clef USB ou encore le disque dur externe qui ne permettent pas la synchronisation. Mais a contrario, on a pu voir que le cloud a pris une place extrêmement importante dans les us et coutumes des utilisateurs du numérique actuel. Le cloud doit en partie son succès grâce à la sauvegarde synchronisée et donc la possibilité de retrouver ses documents sur plusieurs terminaux. Prenons l'exemple d'ICloud qui comme on a pu le voir, permet de retrouver ses documents aussi bien sur son Iphone que sur son MacBook. De plus, les utilisateurs de clefs USB ne pourront pas utiliser leurs smartphone ou bien encore leur tablette pour retrouver leurs dossiers. L'essor du cloud est aussi en grande partie dû à la mobilité qu'il propose puisque grâce à cette pratique, on peut aussi bien retrouver ses documents au bureau en France qu'en déplacement à Dubaï. Néanmoins, il est nécessaire de posséder une connexion internet afin d'accéder à ses documents contenus dans le cloud.

Cependant, le cloud présente aussi certaines limites puisque pour beaucoup, il a un coût social fortement lié à l'utilisation énergétique. En effet, les datacenters sont très coûteuses en énergie contrairement aux outils de stockage classiques qui ne posent pas réellement de problèmes environnementaux. De plus, le coût social est aussi visible dans le contrôle des données et la confidentialité du cloud qui comme on a pu le voir à de nombreuses reprises peut poser de réels problèmes comme ça a été le cas avec le « celeb gate ».

Il ne fait aucun doute, que le cloud possède encore de beaux jours devant lui puisque que aujourd'hui, 1/3 de la population mondiale utilise le cloud. Auxquels on peut ajouter les nombreuses entreprises qui l'utilisent de plus en plus. Malgré cette croissance, il est difficile de faire entièrement confiance aux prestataires les plus impliqués dans le cloud comme Google ou encore Amazon. Les pouvoirs publics à travers la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) entre autres,  doivent alors réguler cette nouvelle tendance technologique pour faire respecter les règles de droit afin de protéger l'utilisateur en terme de données et de confidentialité. 

 
 

Notes de lecture

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