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Synthèses rédigées par les étudiants du cours de Culture numérique

Le numérique et les adolescents
Le numérique et les adolescents

Construction d'une identité numérique et vie privée chez les adolescents

Adeline Corbet, Audrey Le Quellec, Alexia Wauquier
Qu’est-ce que l'identité numérique ? Qu'est-ce que l'espace public et l'espace privé ? Quels sont les risques qu’encourent les plus jeunes sur Internet ?
(déposé le 2014-12-03 11:54:53)

Introduction

Les adolescents (nous parlerons ici d’un public de collégiens et de lycéens donc âgé de douze à dix-huit ans environ) sont extrêmement présents sur Internet et en particulier sur les réseaux sociaux. On entendra ici par « réseau social » un système qui permet de communiquer par Internet avec différentes personnes, qu’on les connaisse ou non, et de créer du lien social. Les adolescents se construisent une véritable identité numérique, qui passe par les blogs, les différentes applications et autres réseaux. Qu’est-ce que cette « identité numérique » ? Quels sont les risques qu’encourent les plus jeunes sur Internet ? Nous tâcherons de répondre à ces questions dans une synthèse qui sera divisée en trois parties. Dans la première partie, nous parlerons de l’identité numérique. Dans une deuxième partie, nous parlerons de la sphère privée et de la sphère publique, que les adolescents ne conçoivent pas forcément de la même façon que les adultes. Enfin, dans une troisième partie nous évoquerons les risques que représentent les réseaux sociaux pour les adolescents mais également la façon dont les adultes peuvent les en protéger.

Identité numérique

L’adolescence est une période charnière pour la construction identitaire de chaque individu. Toute personne a besoin de s’identifier à un tiers pour pouvoir se construire et devenir adulte. Aujourd’hui, de nouvelles formes de construction identitaire émergent.

Les réseaux sociaux comme Facebook ou les applications comme Instagram, permettent de poster des évènements et ce, en temps réel. Par ce biais, les individus dévoilent leur personnalité. Les blogs, qui étaient très en vogue au début des années 2000 (par exemple skyblog) étaient eux aussi un moyen de poster, de rédiger des articles en rapport avec sa vie personnel. D’autres blogs existent pour échanger sur sa passion, ses centres d’intérêt (comme les sites de cuisine ou de manga par exemple). Ce point que nous verrons plus en détails dans notre deuxième partie, est à mentionner puisqu’il est en lien direct avec la construction identitaire.

Effectivement, la majeure partie des adolescents utilise les plates-formes leur permettant d’échanger, de dialoguer avec leur cercle intime. Ces réseaux sociaux qui sont de plus en plus présents depuis le milieu des années 2000 n’ont de cesse d’intéresser les adolescents. Le numérique accentue l’utilisation de réseaux et autres applications sociales.

           

Le numérique apporte une dimension supplémentaire à la notion d'identité, terme souvent associé à ce qui nous différencie et nous rend unique comme notre nom, prénom, date de naissance etc. Avec le numérique on peut parler de "moi numérique" qui est constitué de pseudos, identifiants, avatars, etc. Ce "moi numérique"  fait partie de l'identité numérique, c'est-à-dire toutes les traces que chaque individu laisse, consciemment ou non, lorsqu'il navigue sur le web et qui peuvent être retrouvées et regroupées pour former son identité numérique. Il existe trois types de traces : "traces volontaires à travers ce que nous publions ou nous disons de nous, traces involontaires avec ce que les systèmes informatiques retiennent de nous, et traces héritées, c'est-à-dire ce que l'on dit ou diffuse de nous sans que nous soyons au courant". L'identité numérique n'est donc pas simplement "l'expression de l'identité civile et sociale d'un individu dans le monde numérique" car l'image de soi que l'on affiche sur internet n'est pas forcément fidèle à l'image de soi que l'on affiche dans la vie réelle, et peut également être le résultat d'une certaine mise en scène notamment chez les adolescents chez qui l'identité numérique est fortement liée aux réseaux sociaux.

Même si facebook reste le premier réseau social chez les adolescents, ces derniers ont tendance à le délaisser puisque bien souvent, leurs parents s’y trouvent. Les adolescents ont donc un usage différent de ce réseau : ils n’y montrent que ce qu’ils acceptent que leurs parents voient et vont alors se diriger vers d’autres réseaux où ces derniers ne sont pas présents. Leur profil Facebook est simplement une « carte d’identité officielle ».

Un autre réseau social  s’est popularisé ces dernières années : snapchat. Il s’agit en fait d’une application qui permet d’envoyer des photos et des vidéos à qui l’on veut. Le contenu a l’avantage d’être éphémère : il n’apparaît sur l’écran du destinataire que pour quelques secondes. Ainsi, les adolescents tentent de se protéger, ils sont parfaitement conscients que sur d’autres réseaux tels que facebook, leur vie privée est menacée Snapchat leur permet de s’exprimer plus librement et de ne pas être rattrapés plus tard par ce qu’ils auront envoyé.

Le logo de Snapchat

Le logo de Snapchat

Une application qui connaît un succès incroyable auprès des adolescents
Wikipédia
Licence : Creative commons by-nc-sa

Par ailleurs, les adolescents se tournent également vers ask.fm, un réseau sur lequel on poste des questions (et leurs réponses) sur des sujets divers et variés. Ce système a un gros avantage : on peut y rester totalement anonyme, ce qui explique son succès.

Plusieurs autres plateformes sociales sont utilisées par les adolescents : whatsapp (une messagerie instantanée) twitter (le nouvel espace où les adolescents exposent leur vie), skype.

Tout les moyens pour échanger, s’informer etc sont maintenant accessibles et ce, de manière instantanée. Les réseaux sociaux sont non seulement accessibles pour les adolescents et adultes mais également pour les plus jeunes. Les enfants sont à prendre en compte puisqu’ils prennent le pli de leurs aînés. En effet puisque l’on part du postulat que le début de l’adolescence se situe vers l’âge de 12 ans, ces individus sont plongés dès leur plus jeune âge dans toute la multiplicité des plateformes sociales.  Le contrôle qui pourrait être exercé par l’entourage adulte n’est pas toujours effectif.

En outre, tous les jeunes (quel que soit leur âge) peuvent se créer un compte ou naviguer sur n’importe quel site internet, sauf s’ils sont surveillés par leurs parents. C’est pour cela que nombreux sont les jeunes adolescents à avoir un compte Facebook, par exemple.

L’entrée vers l’adolescence (qui constitue la recherche de sa propre identité) peut donc être mise en relation avec la préservation de sa vie privée. Or, nous allons voir que le paradoxe est total puisque ce qu’on poste sur les différents réseaux sociaux et applications se retrouve exposé aux yeux de tous (y compris des parents) et n’est donc plus d’ordre privé.

La conception espace public/espace privé est-elle identique pour les adultes et pour les adolescents ?

L'ère du numérique est à son apogée. En effet, toute notre organisation sociale s'aide aujourd'hui de différents supports numériques, que ce soit dans notre vie professionnelle ou bien notre vie privée. Les réseaux sociaux ont afflué depuis de nombreuses années. De ce fait, la multiplicité des sites nous mettant en relation les uns avec les autres cible une population jeune. Depuis de nombreuses années, ce genre de site ne fait que s'accroitre et est très attractif : il divertit les adolescents (comme nous l'avons précédemment dit, nous parlons d’individus âgés de 12 à 18 ans).

Un bébé avec un smartphone

Un bébé avec un smartphone

Accro au numérique dès le plus jeune âge !
Licence : Licence inconnue -- D.R.

La préadolescence et l’adolescence en tant que telle, est une période charnière de la construction identitaire. C'est le moment ou l'individu s'affirme et se construit avec ses propres idées. En ce sens, la vie privée s'avère primordiale pour les adolescents car ils souhaitent se détacher de leurs parents. Bien entendu, il s'agit là d'une généralité, il y a des exceptions.

Dans cette seconde partie, sera évoquée la place que prennent les médias sociaux dans la vie privée des adolescents. En outre, nous verrons que l'espace publique est aujourd'hui "envahi" par les réseaux sociaux, conduisant ainsi à l'exposition de l'espace privé. De ce fait, comment comprendre ce paradoxe entre des adolescents qui souhaitent préserver leur vie privée aux yeux d'un tiers mais qui pourtant, s’exposent sur des réseaux visibles par une grande partie de la population. Il est tout d'abord important de définir correctement ce que l'on nomme sphère publique et sphère privée puis de comprendre l'impact que les réseaux sociaux ont sur la population étudiée.

Le numérique et les adolescents

Le numérique et les adolescents

Même lorsqu'ils sont entre amis, les adolescents sont chacun en train d'utiliser leur smartphone plutôt que de discuter entre eux par exemple...
Licence : Licence inconnue -- D.R.

La sphère publique peut être définie comme étant l'espace dédié aux relations qui ne sont pas d'ordres privé, par exemple, des lieux comme les restaurants, les bars etc. Pourtant, il apparaît que la distinction entres ces deux domaines est de plus en plus restreinte. Deux auteurs Maurice Blanc et Jean-Yves Causer dans « Privé-public: quelle frontières? » ont fait des recherches sur cette ambiguïté. En effet, dans leur article paru en 2005, ils affirment que « La distinction du public et du privé est incontestablement féconde, mais sa simplicité est trompeuse. En effet, la frontière entre les deux est difficile à tracer et leur relation est complexe ». Il est évident que ce sont deux univers qui en apparence sont distincts mais qui sont aujourd'hui mélangés.

Effectivement, les médias tels que facebook permettent à leurs utilisateurs de dévoiler plusieurs faits de leur quotidien. Pour certains utilisateurs, c’est un véritable journal intime. Effectivement, il est possible de publier instantanément son quotidien, ses états d'âme, etc. Les supports numériques deviennent donc de plus en plus performants et de plus en plus présents, notamment avec différentes applications comme nous l'avons vu dans notre première partie.

En effet celles-ci (comme instagram) sont destinées à poster des photos. Ce nouveau moyen de communication met en évidence des faits de notre vie privée qui sont exposés aux internautes. (tout comme twitter où il est possible de publier n'importe quel fait).

Bien entendu, cette hyper-connectivité  n'est pas le lot de tous les adolescents mais il faut voir cela d'une manière générale pour pouvoir comprendre notre sujet. De plus, nous ne faisons pas là une critique négative mais plutôt un constat de notre époque. Toutes les formes de communication, y compris celles liées à Internet font aujourd'hui entièrement partie de nos vie, sauf exception.

Après avoir expliqué ce que nous entendons par « sphère publique », parlons maintenant de la sphère privée.

La sphère privée correspond à tout ce qui est d'ordre personnel. Ainsi, le cercle familial et amical font partie de l'espace privé d'une personne. Cependant, cette définition doit être modifiée pour notre sujet. Le privé semble aujourd'hui mélangé avec le public. En effet, nombreux sont les adolescents à utiliser les médias sociaux dans n'importe quel endroit : métro, restaurant, bar etc. C'est un fait observable dans la vie courante. Ce sont apparemment, de nouvelles formes de considération vis à vis de notre vie intime.

Nous vivons dans une société qui ne cesse de dévoiler la vie personnelle des individus via les médias comme les télé-réalités par exemple. Les télé-réalités se sont multipliées depuis le début des années 2000. La jeune génération a donc grandi avec ce genre de programme mettant en scène des personnes qui étaient jusqu’alors inconnues du grand public. Comme nous l'avons dit précédemment, on suppose que les adolescents peuvent s'identifier aux individus qu'ils voient. Le fait est que les formes de communication sont aujourd'hui étroitement liées à notre manière de fonctionner. Il s'avère que la frontière entre le privé et le public est de plus en plus fragile.

De ce fait, il semble que la notion de discrétion soit aujourd'hui de moins en moins présente. A titre d'exemple, on constate au quotidien que l’espace public est envahi par la sphère privé. Il s'avère que l'utilisation de certains supports permet d'être physiquement là mais mentalement absent.

En ce sens, où se trouve l'espace public et où s'arrête l'espace privé?

Puisque ces deux univers semblent aujourd'hui mélangés, cela pose la question du rapport à l'autre. Quant à l'importance accordée aux réseaux sociaux, où se trouvent les limites de leur utilisation ? Les médias sociaux conduisent à parler sans aucune gêne de sa vie personnelle, tout comme il est possible de partager des informations sur la vie publique des stars et personnalités politiques etc. Les adolescents semblent apprécier cette grande liberté d'expression et contrent ainsi la supériorité naturelle de leurs parents. En ce sens, il s'agirait de voir l'espace privé comme un refuge pour les adolescents, bien que celui-ci soit exposé aux yeux de tous, y compris de leur entourage familial.

Les dangers d’Internet pour les adolescents et le rôle de l’entourage adulte.

            Si en allant sur les réseaux sociaux les adolescents cherchent surtout à se cacher de leurs parents et de leurs professeurs, c’est pourtant le rôle de ces derniers de les protéger des dangers du Web. Mais quels sont ces dangers ? Dans quelle mesure les adolescents, mais également les adultes, en sont-ils conscients ? Et surtout, dans quelle mesure les adultes peuvent-ils protéger les adolescents ? Ce sont les questions auxquelles nous essayerons de répondre au cours de cette troisième partie.

            Sur Internet, et notamment sur les réseaux sociaux et diverses applications qui permettent de communiquer avec d’autres personnes, les adolescents se cachent des adultes.  Cependant, ils n’ont pas forcément conscience des dangers qui peuvent les menacer. En effet, de nombreuses personnes mal intentionnées se cachent sur le Web et les adolescents en sont parfois victimes.

            Prenons l’exemple d’une adolescente qui a été victime de harcèlement sur Internet jusqu’à son suicide : Amanda Todd.

Cette adolescente canadienne avait discuté avec un inconnu sur Internet et ce dernier avait réussi à la convaincre de montrer sa poitrine devant la webcam. Amanda était alors âgée de douze ans. L’individu en question a pris une photo de la jeune fille et l’a diffusée sur une page facebook qu’il a communiquée aux contacts de l’adolescente. Amanda a alors changé d’école, déménagé, etc mais l’individu l’a toujours retrouvée. En septembre 2012, Amanda Todd publie une vidéo sur youtube dans laquelle elle raconte son histoire. Puis elle se suicide en octobre, elle a alors à peine quinze ans. Voici donc l’exemple d’un danger de l’Internet qui peut toucher les adolescents.

Amanda Todd
Amanda Todd (Vidéo)

Vidéo

Le message de détresse d'une jeune fille qui a subi le harcèlement sur Internet
Licence : YouTube Standard Licence

            L’exemple d’Amanda Todd montre que les adolescents ne sont pas toujours conscients des dangers du web, c’est pourquoi c’est le rôle des adultes de les aider à se protéger, voire d’exercer un contrôle, pour la sécurité des plus jeunes.  Mais jusqu’où doit aller ce contrôle pour ne pas être trop intrusif et respecter la vie privée des adolescents ?

            Selon un sondage réalisé par TNS Sofres, les adolescents seraient assez conscients de l’impact des réseaux sociaux sur leur vie privée. Toutefois, ces derniers ne savent pas toujours comment protéger ce qu’ils mettent en ligne. Le sondage montre également qu’ils seraient plus conscients des dangers que leurs parents. Il existe différents moyens d’aider les plus jeunes à protéger leur vie privée sur Internet. Par exemple, on peut aborder ce thème à l’école, dans le cadre du B2i.  C’est ce qu’a fait Karine Rousseau, documentaliste dans un collège. Elle a créé un compte facebook au nom d’une élève fictive qui aurait les mêmes centres d’intérêt que les collégiens (qui soit dit en passant sont en classe de sixième et ne sont déjà pas censés avoir un compte facebook, étant donné que ce réseau social est réservé aux plus de treize ans). Les élèves sont devenus « amis » avec ce compte facebook et la documentaliste les a fait réfléchir sur la notion d’amitié précisément, sur la distinction entre les amis virtuels et réels.  Ils ont également parlé de la vie privée à cause de la publicité qui envahit la page facebook de Lila (l’élève fictive) et quelque part s’introduit dans sa vie privée puisque cette publicité est ciblée en fonction des goûts et centres d’intérêts de la jeune fille. Voici donc un moyen de faire comprendre aux adolescents les enjeux et risques des réseaux sociaux, afin qu’ils aient d’avantage conscience de ce qui s’y passe.

            Facebook essaye toutefois de protéger un minimum ses jeunes utilisateurs. Ainsi,  tous les profils de jeunes entre treize et dix-sept ans créés à partir d’octobre 2013 ont un paramètre par défaut afin d’augmenter un peu la confidentialité : les publications de ces derniers ne sont visibles que par leurs amis. Cependant, les propriétaires de comptes facebook peuvent modifier ce paramètre autant qu’ils le veulent.

            Les parents jouent également un rôle dans la protection des adolescents sur Internet. Ainsi, il existe de nombreuses applications permettant aux parents de surveiller ce que font leurs enfants. Cependant, les parents s’introduisent peut-être parfois trop dans la vie des adolescents, du moins du point de vue de ces derniers qui cherchent à se cacher au maximum. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles désormais les adolescents se dirigent d’avantage vers des réseaux éphémères tels que snapchat par exemple.  Par ailleurs, on pourrait presque dire que certains parents surprotègent leurs enfants. La majorité des adolescents dispose d’un smartphone. Il est alors simple pour les parents de surveiller ce que met leur progéniture sur les réseaux sociaux grâce à des applications, des « logiciels espions ».  Mais va alors se poser le problème de la relation entre parents et enfants, et notamment le problème de la confiance. Jusqu’où les parents peuvent-ils faire confiance à leurs enfants et où doit s’arrêter la surveillance afin de ne pas être trop intrusive ? Les parents peuvent également contrôler à distance l’ordinateur de leurs enfants grâce à divers logiciels. Par ailleurs, il faut savoir que s’immiscer ainsi dans la vie privée des mineurs est légal et peu coûteux. Reste toujours le problème de savoir jusqu’où aller, on peut rapidement devenir accro à la surveillance et être paranoïaque dès qu’on ne sait pas ce que fait l’adolescent.

            Enfin, il existe des associations pour protéger les plus jeunes sur Internet. C’est le cas par exemple de e-enfance. Cette association a pour objectif d’aider les enfants/adolescents à se servir au mieux d’Internet afin de courir le moins de risques possibles notamment pour leur vie privée. Il s’agit donc plutôt de faire de la prévention. Ils essayent de sensibiliser les jeunes aux dangers du web, mais également d’aider les parents au maximum, afin que ces derniers ne soient pas trop « extrêmes » : la plupart des parents ont tendance à réagir de deux manière face à leurs enfants qui sont sur Internet, soient ils leur laissent une entière liberté et ne contrôlent rien, soient ils interdisent l’accès à Internet au moindre souci. Il s’agit alors pour l’association d’aider les parents à réagir au mieux, de leur montrer quel est leur rôle, jusqu’où ils peuvent aller pour protéger leurs enfants.

E-Enfance

E-Enfance

une association destinée à protéger les plus jeunes sur Internet
e-enfance
Licence : Licence inconnue -- D.R.

            Pour conclure cette dernière partie, nous pouvons dire que, si Internet représente un moyen de communication et d’information exceptionnel, il peut également s’avérer dangereux, notamment pour les plus jeunes qui n’ont pas toujours conscience des dangers qui les entourent. Le harcèlement (qu’il s’agisse d’une continuation de ce qui se passe dans la vie de tous les jours ou bien par des inconnus) est un des principaux risques. C’est aux parents et divers éducateurs que revient la tache d’aider les adolescents à prendre conscience des risques et de leur apprendre à se protéger au mieux. Cependant, ce rôle n’est pas toujours bien rempli par ces derniers, c’est pourquoi des associations ont été créées. On pourrait se poser la question du problème de la confiance pas toujours  présente notamment entre les parents et leurs enfants (n’oublions pas que sur Internet, les adolescents cherchent surtout à fuir leurs parents et leurs professeurs) mais qui pourtant permettrait certainement de réduire les risques que prennent les plus jeunes en dévoilant leur vie privée à des amis virtuels plutôt qu’à leurs proches.

Conclusion

Le rapport entre les réseaux sociaux et les adolescents prend une ampleur considérable  depuis de nombreuses années. Ils ont un lien de plus en plus étroit, les réseaux sociaux sont aujourd’hui parfaitement intégrés à la vie des jeunes adultes. Internet est devenu une source inépuisable d’informations au fil des années. Les adultes tout comme les adolescents sont concerné par cette nouvelle ère du numérique. Des appareils de plus en plus performants sont achetés par une majeure partie de la population et séduisent les plus jeunes. Pourtant, il s’avère que la plupart des adolescents ont besoin de s’intégrer, d’entrer dans un groupe social afin de ne pas se sentir exclus : avoir recours aux médias sociaux et autres applications leurs permet cela.

Grâce aux appareils numériques de plus en plus performants qui se développent chaque jour, Internet est accessible à tous et à tout moment. Bien que cela soit un avantage pour se tenir informer ou bien rester en lien avec ses proches, il s’avère que cette nouvelle accessibilité présente certaines lacunes. Les adolescents exposés sur la toile n’ont en général pas conscience du danger que cela représente. Comme nous l’avons vu, les sites Internet peuvent être le moyen de publier ce que l’on désire tout comme ils permettent de critiquer positivement ou négativement, et ce anonymement, les internautes concernés. Facebook et Twitter par exemple, donnent libre court aux pensées et encouragent la publication d’avis ou de commentaires. En ce sens, le harcèlement n’est plus seulement présent dans la vie réelle mais se retrouve également dans la vie virtuelle et peut avoir parfois, des conséquences dramatiques.

 
 

Notes de lecture

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